Ile Maurice: La SBM suspend 12 employés dans le sillage du scandale policier

Après les arrestations de hauts gradés, y compris l’ex-commissaire de police (CP), Anil Kumar Dip, c’est désormais la State Bank of Mauritius (SBM) qui se retrouve au centre de l’attention.

La banque, sous la direction d’une nouvelle équipe, a décidé de prendre des mesures immédiates : 12 employés ont été suspendus à titre conservatoire, dans l’attente des conclusions des comités disciplinaires internes. Ces suspensions interviennent alors que la SBM tente de faire la lumière sur des retraits massifs et inhabituels, liés au système de reward money destiné aux informateurs.

Au coeur de cette affaire, les mémos présumés de l’ex-CP Dip, adressés à la SBM, qui auraient demandé que des fonds destinés aux informateurs soient crédités sur les comptes de certains officiers.

Ces instructions, si elles sont confirmées, montrent comment des montants considérables ont pu être retirés quotidiennement, sans contrôle effectif, contournant les plafonds légaux et les règles internes de la banque. La Financial Crimes Commission (FCC) s’est penchée sur ces instructions, soulignant que des retraits quotidiens d’un montant de Rs 1 million chacun, auraient été effectués par des policiers sur leurs comptes personnels, contournant la loi et les procédures internes.


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Cette méthode, bien que techniquement autorisée par des amendements aux Standing Orders (SO), soulève de sérieux doutes sur la transparence et la supervision des fonds. La FCC s’est particulièrement intéressée aux modifications du SO 122 de décembre 2021, qui ont permis des décaissements avant même le jugement des affaires, ouvrant la voie à des retraits massifs et opaques.

Les enquêtes de la FCC révèlent que des instructions présumées de l’ex-CP Dip ont permis à certains policiers, dont l’assistant surintendant de police (ASP) Rajcoomar Seewoo, et l’assistant commissaire de police (ACP), Dunraz Gangadin, de faire des retraits quotidiens de Rs 1 million de leurs comptes personnels.

Entre septembre et novembre 2024, Rs 34,75 millions ont été versées sur le compte de l’ASP Seewoo, officiellement destinées aux informateurs, tandis que Rs 14 millions ont été retirées du compte de l’ACP Gangadin en quelques semaines, à raison de Rs 1 million par jour. Ces montants dépassent largement les plafonds fixés par la loi et les règles internes de la banque.

Dans ce scandale, la SBM se retrouve sur le devant de la scène, non seulement pour les suspensions de son personnel, mais aussi pour le rôle indirect qu’elle aurait joué dans le manquement au contrôle des fonds destinés aux informateurs.

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