Afrique: Gitex Africa 2026 – Des ministres euro-africains pour un partenariat technologique centré sur l'humain

« Redéfinir la souveraineté à l’ère de l’intelligence artificielle », c’est le thème du panel ministériel organisé, mardi 7 avril 2026 à Marrakech au Maroc. Et ce, en marge de la 4e édition du Gitex Africa Morocco. Les panelistes ont mis en exergue la nécessité d’un partenariat technologique euro-africain fondé sur l’éthique et le partage d’expertise et centré sur l’humain.

Les ministres africains et européens se sont attardés sur les enjeux de la souveraineté numérique, de la maîtrise des données et des prérequis énergétiques du développement de l’IA en Afrique.

Pour la ministre déléguée française chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, son pays et l’Europe s’inscrivent dans une logique de partenariat avec le continent africain.

C’est pourquoi, elle a présenté la vision européenne d’une souveraineté technologique assumée pour réduire les dépendances dans des secteurs stratégiques tels que le Cloud, la cybersécurité et l’IA.


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Mme Le Hénanff a salué la « forte convergence » de visions entre l’Europe et l’Afrique. Elle a surtout insisté sur l’importance de promouvoir une technologie éthique qui respecte l’environnement et place l’humain au coeur de ses préoccupations.

Pour sa part, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration du Royaume Chérifien, Mme Amal El Fallah Seghrouchni, est revenue sur l’engagement du Maroc en faveur d’une infrastructure souveraine. Et ce « à travers le lancement des études techniques pour la construction dans la région de Dakhla d »‘Igouda », le plus grand data center d’Afrique ».

Selon elle, il est conçu comme une véritable « data embassy » à la lisière du Sahel, ce complexe de nouvelle génération devrait atteindre une capacité de 500 mégawatts à l’horizon 2030.

« Il s’agira d’une infrastructure totalement « green », alimentée exclusivement par des énergies renouvelables et refroidie grâce à l’eau de l’océan Atlantique », a insisté Mme Amal El Fallah Seghrouchni. Avant de réitérer la volonté du Royaume à partager son expertise avec les autres pays du continent. Et ce, dans le domaine de l’intelligence artificielle appliquée à l’agriculture, au développement de modèles de langage locaux et à l’éducation.

De son côté, le ministre gabonais de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, M. Mark-Alexandre Doumba, a rappelé que l’accès à une énergie en quantité suffisante et à un coût compétitif constitue la composante la plus critique pour développer une véritable économie de l’IA.

« Les pays africains, comme le Gabon, dont le mix énergétique repose fortement sur l’hydroélectricité, disposent d’un avantage comparatif majeur sur ce plan » , a-t-il indiqué.

Il a aussi appelé à une analyse sectorielle rigoureuse pour permettre aux États africains de valoriser stratégiquement leurs ressources naturelles et de se frayer durablement une place dans l’économie numérique de demain.

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