Mauritanie: reprise prévue de négociations entre pouvoir et oppositions autour d’un dialogue national

En Mauritanie, les représentants de la majorité présidentielle et de deux coalitions de l’opposition sont censées reprendre ce 6 avril 2026 à Nouakchott des discussions autour d’un dialogue national. Des discussions qui bloquent, pour le moment, sur la question du nombre de mandats présidentiels. Cette reprise des réunions préparatoires intervient par ailleurs dans un climat social lourd, marqué par des manifestations contre la vie chère dans la capitale.

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Avec notre correspondant à Nouakchott, Oumar Elhadj Thiam

En Mauritanie, y aura-t-il un dialogue national ? Ces dernières semaines, plusieurs réunions préparatoires ont eu lieu entre la majorité et l’opposition, mais les discussions sont bloquées : l’opposition accuse le pouvoir de vouloir modifier la Constitution pour permettre un troisième mandat du chef de l’État.

Les trois pôles de l’échiquier politique – majorité et deux coalitions de l’opposition – se retrouvent ce lundi 6 avril 2026, à 11h.

C’est un Palais des Congrès sous haute surveillance qui accueille ce 6 avril 2026 la poursuite de ces réunions. Pour le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, l’objectif est de lever le blocage sur la question des mandats présidentiels. Ce point de discorde a provoqué l’arrêt brutal des discussions lundi dernier, entre la majorité et l’opposition.

Implication personnelle du chef de l’État

Pour sauver ce processus, le président Mohamed Ould Ghazouani s’est impliqué personnellement. Le chef de l’État, réélu il y a 2 ans pour un second mandat, a multiplié les consultations directes avec les leaders politiques.

Du côté du parti au pouvoir, l’Insaf, l’heure est à l’apaisement. Ses responsables assurent que la révision de la Constitution pour un troisième mandat n’a jamais été à l’ordre du jour. La majorité pointe un « procès d’intention » de l’opposition. Pour l’Insaf, le dialogue est l’occasion de « consolider l’unité nationale » et d’aborder les questions de gouvernance et de lutte contre la corruption.

L’opposition espère mettre sur la table la transparence du processus électoral et la question des réparations pour les victimes des exactions des années 1989 et 1991, période de grandes violences qui ont visé les Négro-Mauritaniens.

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Plusieurs formations, comme la Refondation pour une action globale (RAG) de Biram Dah Abeid, ont choisi de boycotter ces assises. Elles dénoncent un processus « partiel » et « non-inclusif ».

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