Afrique: Revue de presse de l'Afrique Francophone du 6 Avril 2026

Pâques 2026 – Le pape Léon XIV appelle à la paix et interpelle les dirigeants du monde
Depuis la place Saint-Pierre à Rome, le pape Léon XIV a marqué sa première bénédiction de Pâques par un appel solennel à la paix. Devant près de 60 000 fidèles, le souverain pontife a exhorté les dirigeants mondiaux à « déposer les armes » et à privilégier le dialogue face aux conflits.
Sans citer de pays, Léon XIV a visé clairement les responsables des guerres en cours : « Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher la guerre choisissent la paix », a-t-il déclaré lors de la bénédiction « Urbi et Orbi ».
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Dans la continuité de François, il a également dénoncé « la résignation à l’indifférence » face aux violences et à leurs conséquences humaines, économiques et sociales. (Source Africa Radio)
Le gouvernement sénégalais suspend les voyages « non essentiels » de ses ministres à l’étranger
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a décidé de suspendre les voyages « non essentiels » à l’étranger des membres de son gouvernement, en raison de l’endettement élevé du pays et des conséquences de la guerre au Moyen-Orient.
« J’ai pris un certain nombre de mesures de restriction drastique de tout ce qui concerne les dépenses du gouvernement » dont « l’annulation de toutes les missions non essentielles à l’étranger » de ses membres, a déclaré Ousmane Sonko dans une vidéo publiée ce samedi 4 août sur les réseaux sociaux. (Source TV5 Monde Afrique)
La RDC accepte d’accueillir des migrants expulsés des États-Unis
Les autorités congolaises assurent que le dispositif pour l’accueil des migrants expulsés des États-Unis, entièrement financé par Washington, restera strictement encadré et ne débouchera pas sur une installation durable des personnes concernées.
La République démocratique du Congo accueillera à partir d’avril 2026 des ressortissants de pays tiers expulsés dans le cadre des mécanismes migratoires des États-Unis, a annoncé dimanche le ministère de la Communication et des Médias dans un communiqué parvenu dimanche à APA.
Selon le gouvernement congolais, « la prise en charge logistique et technique du dispositif sera assurée par le Gouvernement américain à travers des structures spécialisées dans les mouvements des personnes à travers le monde », excluant ainsi toute contribution du Trésor public national. (Source APA News)
Le Ghana instaure des visas gratuits pour tous les Africains dès mai 2026
À l’issue d’une rencontre bilatérale avec son homologue zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, le chef de l’État ghanéen a officialisé la mise en place d’un système de e-visas gratuits pour les ressortissants africains. Cette mesure, présentée comme un levier d’intégration, s’inscrit dans la tradition panafricaine du pays, héritée de Kwame Nkrumah.
Les autorités ghanéennes défendent une vision claire : faciliter la circulation des personnes pour accélérer les échanges sur le continent. Déjà, entre le Ghana et le Zimbabwe, les citoyens voyagent sans visa, un modèle que les deux pays souhaitent voir s’étendre à d’autres États africains. (Source LSI Africa)
Le Maroc va accueillir le premier centre américain de formation aux drones en Afrique
Fort de son statut d’allié de poids des États-Unis sur le continent, le royaume a été choisi par Washington pour ce projet dont la phase pilote doit se dérouler lors de l’exercice militaire African Lion 2026 prévu du 20 avril au 8 mai prochain dans le pays.
L’objectif est de sensibiliser plusieurs armées africaines aux techniques éprouvées par l’armée ukrainienne dans le conflit qui l’oppose à la Russie depuis plus de quatre ans. Il y a quelques jours, les États-Unis ont annoncé la création d’un centre régional de formations aux drones au Maroc, projet dont la phase pilote doit se tenir à l’occasion de l’exercice African Lion 2026 prévu entre le 20 avril et le 8 mai prochain dans le royaume entre l’armée américaine et celles de plusieurs pays africains. (Source RFI)
Le Burkina Faso dénonce un faux rapport de Human Rights Watch et annonce des mesures
Le gouvernement burkinabè a rejeté dimanche le rapport de l’ONG Human Rights Watch sur la situation des droits humains au Burkina Faso, le qualifiant de « faux » et de « tissu d’allégations infondées », dans un communiqué rendu public à Ouagadougou.
Le gouvernement affirme se réserver le droit de prendre les mesures fermes qui siéent contre toutes les officines impérialistes déguisées en ONG qui nourrissent le dessein funeste de briser la dynamique souverainiste du Burkina Faso.
Les autorités du Burkina Faso déclarent avoir »pris connaissance, par voie de presse, d’un faux rapport publié ce 02 avril 2026 par l’ONG Human Rights Watch sur la situation des Droits humains au Burkina Faso. » (Source Agence Nigérienne de Presse)
Cameroun – La création de poste de vice-président approuvée
Le Cameroun franchit un tournant institutionnel. Le Parlement a adopté, le 4 avril 2026, une révision constitutionnelle réintroduisant le poste de vice-président, supprimé depuis plusieurs décennies. Le futur vice-président sera nommé directement par le chef de l’État, Paul Biya, et aura pour mission principale d’assurer la continuité du pouvoir en cas de vacances.
Le texte a été largement approuvé avec 200 voix pour, contre 18. Pour les autorités, cette réforme vise à prévenir toute crise institutionnelle liée à une éventuelle vacance du pouvoir. Elle permettrait d’assurer une transition rapide et encadrée, dans un contexte où la question de la succession présidentielle reste sensible. (Source Africa24)
Nigéria 2027 – L’opposition, se regroupant sous la bannière ADC pour défier Bola Tinubu
À moins d’un an des élections générales prévues en janvier 2027, la scène politique nigériane connaît une recomposition d’ampleur. L’annonce, faite par l’ancien gouverneur de l’État de Kano, Rabiu Kwankwaso, de son ralliement au Congrès démocratique africain (ADC), vient sceller l’union des principales figures de l’opposition. Peter Obi et Atiku Abubakar, tous deux candidats malheureux à la présidentielle de 2023, se sont joints à cette dynamique.
Le tandem veut constituer un front uni capable de contester l’hégémonie du président Bola Ahmed Tinubu et de son parti, l’All Progressives Congress (APC). Dans le même temps, le Parti démocratique populaire (PDP), longtemps pilier de l’opposition, voit ses rangs se dégarnir, tandis que l’ADC attire de nouveaux défecteurs, redessinant la carte électorale du pays le plus peuplé d’Afrique. (Source Abidjantv.net)
La Guinée équatoriale veut structurer et fiscaliser les revenus des créateurs de contenus
Le gouvernement équato-guinéen prépare l’encadrement économique des activités des influenceurs et créateurs de contenus. Réuni le 3 avril 2026 sous la présidence de Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président , l’exécutif a examiné les obstacles qui empêchent ces acteurs du numérique de percevoir des revenus dans le pays.
Selon le compte rendu officiel, les discussions ont mis en évidence un blocage central lié aux circuits de paiement. De nombreux créateurs locaux ne parviennent pas à monétiser leurs contenus en raison de contraintes bancaires et administratives, alors même que leurs activités génèrent de l’audience. Les établissements financiers présents à la réunion ont reconnu ces limites et indiqué travailler à des solutions permettant d’intégrer les plateformes internationales de paiement. (Source Sika Finance)
Gabon – Vers une restructuration tarifaire du transport aérien pour booster le trafic régional
Lors d’une réunion tenue le 1er avril, les autorités ont convoqué l’ensemble des acteurs majeurs du secteur (gestionnaires d’aéroports, prestataires de handling, opérateurs de catering, compagnies aériennes et représentants du régulateur) pour dresser un état des lieux détaillé des redevances d’atterrissage, des frais d’assistance en escale et des autres composantes tarifaires. L’initiative vise à lever le voile sur des coûts jugés opaques et à identifier les éléments de tarification qui pèsent sur la compétitivité des liaisons aériennes desservant Libreville.
Dans un contexte régional marqué par des tarifs d’aviation parmi les plus élevés de la zone CEMAC, le gouvernement gabonais présente cette démarche comme une manœuvre stratégique destinée à renforcer l’attractivité du hub de Libreville face à des places concurrentes comme Douala et Brazzaville. Les autorités mettent en avant la nécessité d’une tarification plus lisible pour faciliter l’entrée de nouveaux transporteurs et pour améliorer la prévisibilité des coûts d’exploitation. (Source BeninWebTV)


