Madagascar: six personnes incarcérées pour détournement de fonds au sein du Fonds souverain malagasy

Samedi 4 avril, le pôle anti-corruption d’Antananarivo a ordonné le placement en détention de six personnes accusées d’avoir détourné des deniers publics du Fonds souverain malagasy. Deux jours après la révélation d’un complot présumé visant à assassiner le président de la Refondation Michaël Randrianirina, la ministre de la Justice a établi un lien direct entre les deux affaires.

Publié le : Modifié le :




2 min Temps de lecture

Avec notre correspondant à Antananarivo, Guilhem Fabry

À Madagascar, un détournement de fonds publics a-t-il servi à financer la tentative de coup d’État présumée contre le président de la Refondation ? Samedi 4 avril, le pôle anti-corruption d’Antananarivo a en tout cas ordonné le placement en détention de six personnes accusées d’avoir détourné des deniers publics du Fonds souverain malagasy (FSM), un dispositif censé financer des projets de développement stratégiques.

Les enquêteurs spécialisés dans la lutte anti-corruption ont en effet conclu à « un contournement systématique des procédures en vigueur » au sein du Fonds. Déclenchées à la suite d’une plainte de la présidence de la Refondation déposée le 20 mars, les investigations ont permis d’identifier une série de décaissements frauduleux pour un montant total de 19,4 milliards d’ariary (plus de 4 millions d’euros), une somme qui équivaut quasiment à celle identifiée comme ayant servi à financer le projet de renversement de Michaël Randrianirina. De son côté, la ministre de la Justice Fanirisoa Ernaivo n’a pas hésité à établir un lien entre les deux affaires.

Complot

À l’origine de ces opérations financières qui s’étalent du 12 février au 13 mars se trouve le général de brigade aérienne Jean Alfred Rakotomaronirina, qui avait été nommé au poste de directeur général par intérim du FSM par les autorités de transition au mois de janvier. Ce militaire à la retraite, qui serait directement impliqué dans la tentative de coup d’État contre le président de la Refondation, a été arrêté, selon la garde des Sceaux.

Depuis jeudi 2 avril, 13 personnes sont poursuivies pour avoir participé à un complot présumé visant à assassiner le président de la transition. Onze d’entre elles ont été placées en détention. Deux autres sont visées par un mandat d’arrêt. Ce jour-là, la procureure générale du tribunal de première instance d’Antananarivo avait annoncé que plusieurs suspects étaient passés aux aveux dans cette affaire, reconnaissant notamment que des fonds à hauteur de 20 milliards d’ariary placés sur leurs comptes bancaires personnels étaient destinés à renverser Michaël Randrianirina.

À lire aussiMadagascar: treize personnes accusées d’avoir voulu «tuer le président» poursuivies par la justice

source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to top
Close