Ile Maurice: Une rencontre jugée «cordiale et positive»

Une réunion stratégique s’est tenue le 24 mars à Port-Louis entre la direction d’Air Mauritius (MK) et la plateforme syndicale commune, marquant une nouvelle étape dans les relations entre le management et les employés de la compagnie nationale.
Selon le Chief Executive Officer, André Viljoen, cette rencontre a permis d’aborder plusieurs dossiers prioritaires dans un climat constructif. «J’ai eu l’opportunité de rencontrer la plateforme commune d’Air Mauritius. J’ai informé ses représentants que je présiderai personnellement toutes les prochaines réunions portant sur la convention collective», a-t-il déclaré. Il a également annoncé qu’un calendrier formel des discussions sera prochainement communiqué afin d’assurer une continuité dans les négociations.
Du côté syndical, le négociateur Radhakrishna Sadien s’est montré satisfait de cette première prise de contact. Il a qualifié la réunion de «cordiale» et «très positive», soulignant l’importance d’une plateforme unifiée pour porter la voix des travailleurs. «Tous les syndicats présents ont pu exprimer leurs préoccupations, avec un objectif commun : redonner à la compagnie ses lettres de noblesse», a-t-il affirmé.
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Parmi les sujets évoqués figurent notamment le manque de personnel à différents niveaux, les conditions de travail, la santé et la sécurité, ainsi que la sécurité des passagers. La question du long service increment reste également en suspens, tout comme celle des pensions pour certains employés. Pour les syndicats, ces dossiers urgents nécessitent des solutions rapides.
Radhakrishna Sadien a dénoncé un certain désordre au niveau des ressources humaines (RH), évoquant des décisions prises sous une précédente administration qui auraient affecté le moral des employés. Il a insisté sur la nécessité de rétablir une discipline claire et cohérente au sein du département RH. Enfin, la plateforme syndicale a rappelé l’importance du respect de la convention collective signée en 2018. Selon elle, toute déviation ou interprétation sélective de cet accord constituerait une injustice envers les travailleurs.


