Haïti: les premiers soldats tchadiens de la nouvelle force internationale anti-gangs sont arrivés

En Haïti, le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG) se précise. Une première délégation en provenance du Tchad a atterri mercredi 1er avril 2026 à Port-au-Prince, accompagnée du coordonnateur de la mission Jack Christofides, deux semaines après le retrait des troupes kenyanes. Selon la FRG, jusqu’à 5 500 militaires seront déployés dans la capitale haïtienne d’ici octobre de cette année. Cette force est appelée à remplacer la mission multinationale de soutien à la sécurité, dont les résultats ont été jugés limités par de nombreux Haïtiens.

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Avec notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama

Après l’échec de la mission multinationale d’appui à la sécurité, une nouvelle force s’apprête à prendre le relais en Haïti. La Force de répression des gangs se précise progressivement. L’arrivée, ce mercredi 1er avril, d’un premier contingent d’environ 50 soldats tchadiens, marque le début de cette nouvelle opération sécuritaire.

Les objectifs de cette force sont clairs: travailler en collaboration avec la police nationale et les forces armées d’Haïti pour neutraliser les gangs armés à travers des opérations militaires fondées sur le renseignement, sécuriser les infrastructures et les axes routiers nationaux, et protéger la population dans le respect des droits humains.

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Un total de 5 500 hommes attendus

La Force de répression des gangs devra travailler avec l’appui du bureau intégré des Nations unies en Haïti et de l’Organisation des États américains. À terme, plusieurs contingents étrangers, venus d’Afrique, des Caraïbes et d’Asie sont attendus pour atteindre un effectif global de 5 500 hommes.

Mais cette nouvelle mission intervient dans un contexte particulièrement tendu. Malgré les dispositifs déjà déployés, les gangs continuent d’imposer leur loi dans plusieurs quartiers de la capitale et dans certaines villes de province comme dans le département de l’Artibonite.

Dans la capitale haïtienne, des citoyens se demandent si cette nouvelle force parviendra à produire des résultats concrets, là où la mission multinationale dirigée par le Kénya a échoué.

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