Ile Maurice: Une fonctionnaire dénonce une manipulation

Une organisatrice musicale âgée de 45 ans, employée au ministère de l’Éducation et des Ressources humaines, a consigné une déposition pour dénoncer une possible falsification d’e-mails professionnels, survenue dans un contexte lié aux célébrations nationales d’Ugadi.

Selon les informations rapportées, la quadragénaire se trouvait à son bureau, au 10e étage du bâtiment du National Pensions Fund à Rose-Hill, le vendredi 20 mars, lorsqu’elle a envoyé un courriel depuis son adresse personnelle. Dans ce message, elle exprimait sa déception quant à l’absence de la danse classique kuchipudi dans le programme des festivités nationales d’Ugadi (jeudi 19 mars) prévues cette année.

Le courriel a été adressé à plusieurs organisations socioculturelles ainsi qu’à des institutions officielles, incluant des associations telugoues et le ministère des Arts et de la Culture, entre autres destinataires.

Cependant, six jours plus tard, un membre d’une organisation socioculturelle l’a interpellée sur la date d’envoi du message. Intriguée, elle a procédé à une vérification et a constaté une anomalie : la date figurant sur certains e-mails avait été modifiée, indiquant le 17 mars 2026 au lieu du 20 mars 2026, date réelle d’envoi.


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Fait troublant, certains destinataires, notamment une adresse associée à une organisation culturelle et celle du bureau du Premier ministre, avaient reçu le message à la date réelle d’envoi. Poursuivant ses vérifications, la fonctionnaire indique avoir examiné les protocoles de sécurité liés à son service de messagerie. Elle affirme que les e-mails présentant une date modifiée ne comportaient aucune authentification de sécurité, contrairement aux autres messages.

Estimant avoir subi un préjudice, elle soutient que ses correspondances électroniques ont été altérées à son insu. À ce stade, elle affirme ne soupçonner personne en particulier et ignore les circonstances exactes ainsi que le mobile de cet acte.

Une enquête devrait permettre de faire la lumière sur cette affaire, qui soulève des interrogations quant à la sécurité des communications électroniques et à d’éventuelles manipulations de données numériques.

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