Angola: Le ministre Carlos dos Santos annonce des travaux sur la route nationale 100

Luanda — Le gouvernement angolais lancera, au premier trimestre 2027, les travaux de doublement de la route nationale (EN) 100, dans sa partie sud, afin de fluidifier la circulation et d’améliorer la liaison entre la capitale et les autres provinces du centre et du sud du pays.
Cette annonce a été faite vendredi à Luanda par le ministre des Travaux publics, de l’Aménagement urbain et de l’Habitat, Carlos Alberto dos Santos, lors de la 21e édition du CaféCipra, sur le thème « Promotion du tourisme en Angola : défis et opportunités », soulignant que certaines démarches préliminaires sont déjà en cours.
« Nous négocions le financement du projet afin de transformer la plateforme actuelle de 11 mètres de large sur une route d’environ 22 mètres, permettant ainsi une circulation plus fluide et plus sûre », a-t-il affirmé.
Le gouvernant a indiqué que la route nationale EN100 est l’un des principaux axes routiers de l’Angola, reliant Cabinda à Namibe et traversant Luanda, Bengo, Cuanza-Sul et Benguela.
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Il a précisé que l’intervention prioritaire se concentrera sur l’axe Cabo Ledo/Ramiros, considéré comme un tronçon présentant des contraintes importantes pour les personnes entrant ou sortant de Luanda vers le sud du pays.
Interventions sur la route nationale 100 Nord
Concernant la section nord de la route nationale 100 (Luanda/Zaire), le ministre a mis en avant les travaux en cours sur la liaison Soyo/Nzeto, saluant les travaux d’ingénierie réalisés dans la mangrove, où une solution durable a été trouvée pour préserver l’écosystème local pendant la modernisation de la route, dans le cadre du programme de rénovation des principales routes nationales.
Nouveau pont sur le fleuve Cuanza
Parallèlement à l’élargissement de la route, le ministre des Travaux publics a annoncé la construction d’un nouveau pont sur le fleuve Cuanza, sur le même axe que l’actuel.
Carlos dos Santos a justifié sa décision en expliquant que l’infrastructure existante a déjà atteint une durée de vie considérable, rendant nécessaire la construction d’un nouveau pont pour assurer la continuité de la modernisation du réseau routier.
À cet effet, l’Exécutif étudie la mise en oeuvre d’un partenariat public-privé (PPP), dans le cadre duquel l’investisseur privé recouvrerait son investissement grâce à la perception de péages, sur une période estimée entre 25 et 30 ans, après quoi l’infrastructure reviendrait intégralement à l’État.
Relation entre la qualité des routes et le taux d’accidents
Lors de son discours, le ministre a également évoqué un constat surprenant issu des études de la Commission nationale de gestion du trafic et de la sécurité routière : l’augmentation du nombre d’accidents sur les routes en bon état.
« Il existe une corrélation directe entre le bon état des routes et le nombre d’accidents. Plus la route est en bon état, plus le nombre d’accidents tend à augmenter, car la tentation est grande de rouler plus vite », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, le ministre des Transports, Ricardo de Abreu, a déclaré que la priorité de l’Exécutif est de réduire les accidents de la route et d’améliorer le transport aérien.
Ricardo de Abreu a réaffirmé que les accidents de la route constituent actuellement la deuxième cause de mortalité dans le pays et qu’une approche multidisciplinaire et intégrée entre les différentes institutions est indispensable.
Il a souligné que la qualité des infrastructures, l’état technique des véhicules et une application rigoureuse de la loi sont des éléments clés pour inverser la tendance actuelle.
Objectifs en matière de sécurité routière
Selon le ministre, dans le cadre des engagements internationaux pris par l’Angola auprès des Nations Unies, le pays s’est fixé des objectifs ambitieux pour les décennies à venir, notamment la réduction de 50 % du nombre d’accidents et de victimes sur les routes d’ici 2030 et l’atteinte de l’objectif « Zéro décès » d’ici 2050.
Par ailleurs, le ministre des Transports a également mis en lumière l’impact économique négatif des accidents, qui représentent des pertes estimées entre 3 % et 5 % du produit intérieur brut (PIB) des pays africains.
Il a précisé que les accidents touchent principalement les jeunes et nuisent à la réputation touristique du pays, et que le secteur des transports en Angola a fait de la sécurité routière et de l’efficacité du transport aérien intérieur des piliers stratégiques du développement socio-économique du pays.



