RDC: une «croissance économique résiliente en 2025», selon un rapport de la Banque mondiale

« Malgré des tensions commerciales mondiales accrues et une incertitude politique, la République démocratique du Congo (RDC) a maintenu une croissance économique résiliente en 2025, restant au-dessus de la moyenne régionale de l’Afrique subsaharienne », souligne un rapport de la Banque mondiale. Celui-ci invite toutefois à « renforcer la gouvernance des entreprises publiques » pour soutenir cette croissance.

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Avec notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi

Une croissance qui reste dynamique, mais un niveau de pauvreté qui ne diminue pas, c’est le résumé que l’on peut faire du nouveau rapport de la Banque mondiale sur l’état de l’économie congolaise. Intitulé « Du parking à la voie rapide : réformer les entreprises publiques », il vient d’être publié.

Le premier point positif du rapport concerne la croissance : 5,5% en 2025, en baisse par rapport à 2024, mais qui reste toutefois supérieure à la moyenne d’Afrique subsaharienne, et ce dans un contexte mondial difficile. Mais cette croissance est très dépendante du secteur minier.

Autre indicateur encourageant : la baisse de l’inflation. Elle est passée de 11,7% à la fin de 2024 à 2,3% en décembre 2025. Selon la Banque mondiale, « cette baisse reflète l’appréciation du franc congolais par rapport au dollar américain ».

Mais cette dynamique n’entraine pas forcément de créations d’emplois. Résultat : seuls 66% des Congolais en âge de travailler ont un emploi et plus de 81% de la population vit encore sous le seuil de pauvreté.

Les entreprises publiques génèrent 42% de la dette publique extérieure

Puis, la Banque mondiale évoque des défaillances de la part des sociétés publiques, notamment la Snel (pour l’électricité), la Regideso (pour l’eau), ou encore la Gécamines (pour l’exploitation minière). La dette des entreprises publiques représente actuellement 42 % de la dette publique extérieure.

Enfin, l’institution financière pointe l’augmentation des dépenses de sécurité qui a contribué à « l’aggravation du déficit budgétaire passé de 1,9% du Produit intérieur brut (PIB) en 2024 à 2,9 % » du PIB pour cette année 2025.

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