Guinée: démantèlement d’un réseau soupçonné de faire la propagande et de financer les terroristes du Jnim

Les autorités judiciaires guinéennes ont annoncé le démantèlement d’un réseau affilié au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim). Les investigations ont entrainé l’arrestation d’au moins 14 personnes, de différentes nationalités, basées en territoire guinéen. Placées en détention, elles sont notamment soupçonnées d’appartenir et de soutenir un groupe de radicalisation.
Publié le : Modifié le :
1 min Temps de lecture
Le parquet anti-terroriste de Kaloum a retenu trois chefs d’inculpation à l’encontre des personnes arrêtées : « complicité de terrorisme, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et financement du terrorisme ».
Au cœur de cette enquête qui a commencé au début de l’année 2025, l’existence de trois groupes de communication sur le réseau WhatsApp, leurs noms « Charia », « Daroul Fatwa » et « L’islam, l’unique solution finale du monde ». Des messageries, mises sous surveillance et qui comptaient 513 abonnés dont 38 guinéens.
Dans son communiqué, le procureur Fallou Doumbouya cite un citoyen malien, interpellé à Kankan et soupçonné d’appartenir à une cellule dormante du JNIM, d’avoir participé à une opération de libération d’otages contre rançon et de mener des activités de financement du groupe jihadiste.
Les autorités judiciaires détaillent également 13 autres arrestations dans toute la Guinée : sept Maliens, trois Guinéens, deux Nigériens et un Burkinabé. Le parquet précise que deux individus sont formellement soupçonnés d’être des membres actifs de ces groupes de radicalisation. Les autorités, qui indiquent que la lutte contre le terrorisme est une priorité, appellent, à nouveau, la population à la vigilance et à la collaboration avec les forces de sécurité.
La Guinée a une longue frontière avec le Mali, donc c’est impensable que ce qui se passe au Mali ne se déroule pas en Guinée. D’autant plus que la ville de Sigiri qui est à la frontière avec le Mali est dans une zone aurifère et les mouvements jihadistes utilisent ces zones pour se financer.
Aliou Barry, directeur du Centre d’Analyse et d’études stratégiques de Guinée
À lire aussiMali: une dizaine de militaires maliens et russes tués par le Jnim près de Nampala



