Cote d'Ivoire: Sportivement – Diplomatie en crampons

En organisant, avec brio, la finale de la toute première Coupe de la Ligue de football féminin de France, le 14 mars, sur son sol, la Côte d’Ivoire a démontré l’excellence et la performance de son modèle sportif.
Une stratégie de puissance influente utilisant les grands événements, le football et les infrastructures pour améliorer l’image nationale, attirer le tourisme et renforcer le poids diplomatique.
La Côte d’Ivoire, terre de football par excellence et hôte mémorable de la Can 2023, n’a pas perdu sa ferveur. Les Ivoiriens ont bien masqué l’absence des groupes de supporters français freinés par le coût du déplacement.
C’est devant un public curieux et enthousiaste que les Lyonnaises ont remporté le trophée (1-0) face à Paris Saint Germain. Le match s’est joué à guichets fermés, au stade Félix Houphouët-Boigny, devant 27 900 spectateurs. Un chiffre record qui témoigne de l’intérêt grandissant pour le football féminin sur le continent africain.
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Si l’objectif, en délocalisant cette rencontre historique, était d’offrir plus de visibilité internationale à la discipline, alors, chapeau-bas à la Lffp !
En contrepartie, la Côte d’Ivoire, référence africaine de la réussite, des métamorphoses positives et du développement inclusif, présente à l’Afrique et au monde entier un nouveau modèle d’organisation maîtrisé, performant et prometteur pour l’image du sport africain sur le plan mondial.
Un cas d’école que plusieurs pays viennent observer, en vue de s’inspirer de certaines bonnes pratiques mises en oeuvre pour la réussite de ces événements. Lors du choc féminin de France, la Côte d’Ivoire a prouvé, encore une fois, l’excellence, la qualité et l’expertise cumulées dans l’organisation d’événements de rang mondial et mis la barre bien haut, en termes de respect des normes internationales de qualité et de performance.
Sous l’impulsion du Président Ouattara, la Côte d’Ivoire a fait la démonstration que le sport ne relève plus d’une simple pratique compétitive ou événementielle, mais est pensé comme un investissement d’avenir, structurant et porteur de valeurs ainsi qu’un levier stratégique de développement humain, social et territorial.
Au-delà des résultats en termes de performances sportives (Can 2023, qualification Coupe du monde) et d’organisation réussie de grandes compétitions continentales et internationales, le sport ivoirien devient un vecteur de rayonnement international, un espace de cohésion sociale et un outil d’inclusion de la jeunesse, comme il incarne un processus en constante construction, guidé par une vision claire, qui place l’humain au coeur du projet et fait du sport un pilier de la Côte d’Ivoire de demain.
Un travail de longue haleine mené depuis les États généraux du sport en Côte d’Ivoire tenus en juillet 2008, à Grand-Bassam. Ces assises ont marqué une étape cruciale pour réorganiser le paysage sportif national, moderniser la gestion des fédérations, améliorer les infrastructures et professionnaliser le secteur.
Aujourd’hui, l’accent est mis sur l’utilisation du sport comme levier économique. De sorte qu’il s’affirme davantage comme un facteur de développement à impacts positifs multiples sur l’écosystème, la société, l’économie, les territoires, la culture, la diplomatie et sur l’amélioration de l’image de la Côte d’Ivoire et son rayonnement international. Il ne faut surtout pas s’arrêter en si bon chemin.



