À la Une: le Maroc finalement vainqueur de la CAN 2025

« Quel coup de tonnerre ! », s’exclame Afrik Foot. « Près de deux mois après la finale de la CAN 2025 remportée par le Sénégal face au Maroc (1-0, a.p.), la Confédération Africaine de Football a annoncé hier soir avoir accepté l’appel du Maroc. Le Maroc est donc déclaré champion d’Afrique au détriment du Sénégal qui perd sa couronne remportée sur le terrain. Une décision qui provoque stupeur et un énorme tollé… »

En effet, renchérit Afrik.com, « cette décision, rarissime à ce niveau, provoque une vague de réactions et ouvre la voie à un possible recours devant le Tribunal arbitral du sport. Le football africain se retrouve au cœur d’une controverse majeure. C’est une annonce qui secoue tout le continent ».

Et en premier lieu le Sénégal, déchu de son titre… La presse peine à y croire…

« La blague du siècle », lance Le Soleil en première page.

« À défaut de la pelouse… verte, le tapis vert, s’agace le quotidien dakarois. La CAF déroule ce tapis au Maroc et lui offre un trophée qu’il poursuit depuis 1976. Une décision qui frôle le grotesque. »

« La grosse farce continentale », fulmine Walf Quotidien qui qualifie la décision de la CAF de « ridicule ».

« Le football africain vient de vivre un séisme juridique sans précédent », soupire DakarActu. « Pour le Sénégal, c’est une désillusion brutale. Pour le Maroc, un sacre entaché de polémiques. Et pour la CAF, un dossier brûlant qui continuera d’alimenter les débats sur la gouvernance et l’arbitrage du football africain ».

« Ridicule », « scandaleux », « inique » !

La presse de la sous-région s’emporte également…

« Tsunami footballistique », lance Aujourd’hui à Ouagadougou.

« Tout simplement scandaleux », tempête Ledjely à Conakry. « Le ressentiment et la colère des Marocains étaient peut-être compréhensibles à certains égards. Mais le verdict du jury d’appel de la CAF est tout simplement inique, estime le site guinéen. D’autant qu’il semble découler du chantage et des pressions diverses que les Marocains n’ont cessé d’exercer. À cet égard, la prétendue application d’une quelconque règle mise en avant par la CAF s’apparente davantage à un bel enfumage ».

« Les dieux du football sont tombés sur la tête ! », peste WakatSéra. « Cette décision aurait été moins ridicule si elle avait été prise le soir même de la finale ou tout au plus le lendemain. C’est un véritable séisme dont le football africain se relèvera difficilement, car, estime le site burkinabé, même si les Sénégalais ont failli à l’esprit du fair-play, ils bénéficient de circonstances atténuantes. Non seulement après s’être rendus compte de leur erreur commise sous le coup de la passion et de la frustration, les Lions conquérants sont revenus sur le terrain, mais ils ont présenté leurs excuses au monde entier. Les fautifs ont écopé de suspension de matchs et d’amendes financières, ce qui devait largement faire l’affaire ».

« Le football ne peut fonctionner que si ses règles sont respectées… »

Mais non, rétorque le site marocain Le 360 : « si une équipe peut quitter le terrain, interrompre une finale, puis revenir sans que cela soit juridiquement qualifié, un précédent dangereux est créé, estime Le 360. Un précédent qui aurait pu légitimer, à l’avenir, des formes de pression inédites sur le déroulement des matches. La bataille engagée par la Fédération marocaine de football était donc celle de la cohérence réglementaire, affirme le site marocain. (…) Avec ce verdict, la CAF fixe une limite claire. Le football ne peut fonctionner que si ses règles sont respectées, indépendamment du contexte, de la pression ou des enjeux. Quitter le terrain, interrompre un match, contester le déroulement du jeu par des actes : ces comportements ne peuvent être banalisés ».

Hespress, autre site marocain enfonce le clou : « c’était une finale marquée par une infraction au règlement, suivie d’une attente pesante, d’une tension suspendue. Puis, en un instant, tout s’est libéré. Dès l’annonce de la décision du Jury d’appel de la CAF, une ambiance de joie s’est emparée de Rabat : les klaxons ont retenti comme des cris longtemps contenus, les drapeaux ont envahi la nuit, et les autres villes du Royaume se sont levées d’un seul élan et d’un même souffle, et ont exprimé une même fierté. Car cette victoire ne se discute pas, assène encore Hespress. Elle s’impose. Elle rétablit l’équilibre et permet au Maroc de retrouver sa place incontestable au sommet du football africain ».

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