Niger: La Bank of Africa Niger annonce une chute de 92 % de ses bénéfices en raison de l'augmentation du risque de crédit

Bank of Africa Niger a annoncé une baisse de 92% de son bénéfice net pour 2025, selon une déclaration de son conseil d’administration datée du 20 février 2026.
La banque a déclaré que cette baisse reflète les pressions subies par le secteur bancaire nigérien en raison du ralentissement de l’activité de prêt et de l’affaiblissement de la qualité des actifs. Les données du secteur montrent que le crédit total dans le pays a chuté de 4,1% en 2025, alors que les dépôts ont augmenté de 1% à la fin du mois de décembre. La banque a déclaré que l’environnement opérationnel pour les prêteurs est devenu plus difficile en raison du ralentissement de l’activité économique et de l’affaiblissement de la demande de crédit.
Bank Of Africa Niger a rapporté une contraction des prêts plus importante que celle du secteur en général. Son portefeuille de prêts a diminué de 21% sur l’année. Les dépôts des clients ont augmenté de 4 %, selon la banque. Ce changement indique une expansion prudente du crédit et une gestion plus stricte des risques dans l’ensemble du bilan.
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La baisse des bénéfices est due à l’augmentation des provisions pour risques et des charges liées aux pertes sur prêts. Le secteur bancaire nigérien a connu une détérioration de la qualité des actifs. Le ratio des prêts non performants dans le pays est passé de 24,4 % en novembre 2024 à 28,6 % en novembre 2025, selon les données sectorielles citées dans le communiqué. Les banques ont augmenté leurs provisions car les emprunteurs sont confrontés à des difficultés de remboursement.
Le prêteur a déclaré que sa situation financière restait stable. Il a fait état de ratios de solvabilité et de liquidité conformes aux exigences réglementaires. La banque a également cité le soutien de sa maison mère, Bank of Africa Group, qui opère sur plusieurs marchés africains.
Points clés à retenir
L’avertissement sur les bénéfices de la Bank Of Africa Niger reflète les pressions qui s’exercent sur le secteur bancaire nigérien et sur certaines parties du système bancaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Les prêteurs régionaux opèrent sous la supervision de la BCEAO et suivent des normes de capital et de liquidité qui s’appliquent à l’ensemble de la zone du franc CFA. Malgré ces règles, les banques du Niger sont confrontées à un environnement opérationnel difficile lié à l’instabilité politique, à la faible croissance économique et à la concentration du crédit.
De nombreuses banques du pays sont exposées aux emprunteurs des secteurs du commerce, de l’agriculture et des petites entreprises, secteurs affectés par les risques sécuritaires et la réduction des échanges transfrontaliers.
Comme le remboursement des prêts ralentit, les banques augmentent leurs provisions, ce qui réduit leurs bénéfices. L’augmentation des prêts non productifs, qui dépassent les 28 %, montre l’ampleur du défi. Dans le même temps, la croissance des dépôts reste positive, ce qui indique que les ménages et les entreprises continuent d’utiliser le système bancaire pour stocker des liquidités. La baisse des prêts suggère que les banques limitent les nouveaux crédits jusqu’à ce que la qualité des actifs s’améliore.
Pour des groupes tels que Bank Of Africa, qui opèrent sur plus de 15 marchés africains, les résultats des petites filiales ont souvent un impact limité sur les bénéfices du groupe, mais peuvent indiquer des tendances sur les marchés bancaires pionniers. Les investisseurs qui surveillent les banques d’Afrique de l’Ouest se concentreront sur la qualité des actifs, les niveaux de provisionnement et la croissance des prêts jusqu’en 2026 pour évaluer si les conditions de crédit se stabilisent.



