Kenya: Inondations – Les gouvernants noyés sous une pluie de critiques

Des pluies torrentielles se sont abattues sur le Kenya depuis le vendredi 6 mars 2026. Elles ont malheureusement provoqué des crues soudaines et des inondations meurtrières dans plusieurs régions du pays. Selon un communiqué gouvernemental publié tard dimanche dernier, le bilan humain s’élève désormais à une cinquantaine de morts, soit presque le double de l’estimation initiale de 23 victimes, dont une bonne partie à Nairobi.

Dans la capitale Nairobi, les violentes précipitations ont submergé des routes, emporté des véhicules et perturbé le trafic aérien au principal aéroport de cet ancien protectorat de l’Afrique de l’Est. De nombreux automobilistes ont également été bloqués des heures durant sur des axes transformés en véritables torrents…

Le chef de la police de Nairobi, Georges Seda, a indiqué que certaines victimes s’étaient noyées, tandis que d’autres avaient été électrocutées. Quatre jours après ce drame, les Kényans sont toujours sous le choc. Cette situation a fait de nombreux sinistrés, plus de 2 000 déplacés, et il faut craindre d’énormes risques de maladies liées à l’eau, pouvant occasionner des épidémies comme le choléra.


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Dans ce chaos, après la montée des eaux, c’est la colère qui monte maintenant au sein de la population. Il y en a qui pointent un doigt accusateur sur l’incapacité des gouvernants, d’abord à prévenir ce genre de catastrophes, et ensuite quand elles surviennent, à y apporter des réponses adéquates. Certains habitants ont ouvertement imputé les inondations à l’engorgement des systèmes de drainage, estimant que les autorités municipales auraient dû se préparer à la situation en s’assurant du bon fonctionnement des infrastructures d’évacuation des eaux avant la saison des pluies.Mais comme l’a indiqué le gouverneur de Nairobi, des populations sont aussi responsables de ce genre de situations regrettables.

Que ce soit au Kenya ou un peu partout en Afrique, on a en effet l’impression que les populations elles-mêmes donnent souvent un coup de pouce aux catastrophes naturelles. On pourrait mettre les inondations comme celles qui sont survenues récemment dans le « Berceau de l’humanité » sur le compte du changement climatique et autres, mais le fait est là que les hommes creusent parfois eux-mêmes leurs propres tombes, en construisant, comme l’a souligné un responsable, sur les cours d’eau, en bouchant les canalisations… Quand de grosses pluies surviennent, ce qui devait arriver arrive immanquablement.

Au Kenya, les précédentes saisons des pluies ont déjà été marquées par des inondations, des glissements de terrain et des coulées de boue qui ont fait des centaines de morts et déplacé des milliers de personnes.

Pour tout dire, les responsabilités sont partagées et chacun devrait tirer les leçons de ce genre de drames pour éviter qu’ils adviennent de nouveau à l’avenir. Aujourd’hui c’est Nairobi et d’autres localités immédiats, mais demain ça pourrait être d’autres contrées africaines, où on s’abrite la plupart du temps derrière le manque de moyens pour ruser souvent avec la mort.

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