Aux Comores, le conflit social se poursuit à l'hôpital El-Maarouf de Moroni

Après la grève lancée lundi 9 mars par les agents contractuels pour dénoncer leurs conditions salariales, la direction de l’établissement a adressé une mise en demeure auxdits agents, exigeant la reprise immédiate du travail. Les représentants des contractuels contestent cette décision et affirment que leur mouvement s’inscrit dans le prolongement d’engagements pris lors de précédentes négociations.
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De notre correspondant à Moroni, Abdallah Mzembaba
Dans une lettre datée du mardi 10 mars, la direction de l’hôpital El-Maarouf de Moroni, capitale des Comores, estime que la grève en cours ne respecte pas les règles du droit de grève. Elle affirme notamment qu’aucun préavis n’a été déposé et demande aux agents contractuels de regagner leurs postes sans délai afin d’assurer la continuité du service public. Le document évoque également d’éventuelles sanctions administratives ou disciplinaires.
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Les contractuels contestent cette version. Selon Zainoudine Ahamada, technicien en imagerie médicale et vice-président du comité du personnel, la reprise du mouvement intervient après le non-respect d’un protocole d’accord signé lors d’une précédente grève. Celui-ci prévoyait notamment le paiement d’arriérés de primes de garde et la poursuite des discussions sur l’alignement des salaires des contractuels sur ceux des fonctionnaires. Selon les grévistes, seuls trois mois d’arriérés ont été versés sur huit.
Ils affirment également avoir demandé un calendrier d’application de ces engagements avant de relancer la grève. Une rencontre avec le procureur général a eu lieu mardi matin. Selon les grévistes, il leur a été demandé d’éviter tout rassemblement public durant ce mois de ramadan. Les agents disent poursuivre leur mouvement depuis leur domicile.
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