Cameroun: des commerçants en colère après la destruction de leurs boutiques au marché Mokolo

Une manifestation s’est déroulée le 9 mars 2026 sur l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé. Une centaine de commerçants ont investi les lieux dans la matinée pour dénoncer la destruction, quelques heures plus tôt, de leurs boutiques et commerces au marché Mokolo, le plus grand et le plus fréquenté de la capitale camerounaise.

Publié le : Modifié le :




2 min Temps de lecture

Avec notre correspondant à Yaoundé, Richard Onanena

« Nous sommes déjà un peu âgés, alors nous demandons que ce que nous avons perdu nous soit restitué. » Choqué, Simon Bassilekin, comme près d’une centaine de ses collègues commerçants du marché Mokolo, affirme avoir tout perdu. Il fait part de son impuissance face à la destruction de son outil de travail, dans la capitale du Cameroun. Les pertes sont colossales, assure-t-il : « Des milliards ! Vous imaginez ? Plus de 500 commerçants qui perdent leur marchandise à hauteur de 2, 10 ou 15 millions de francs CFA. Vous pouvez faire le calcul… C’est simple. »

Au total, plusieurs dizaines de boutiques et plus de 500 hangars ont été balayés, démolis, selon les premiers éléments, par la Société immobilière du Cameroun (SIC), propriétaire présumée de l’espace.

Depuis, les activités sont complètement à l’arrêt et plongent des milliers de familles dans l’incertitude. Chantal, commerçante, fulmine : « Vous le savez tous, un commerçant vit à crédit ! Nous ne savons pas par où commencer pour rembourser nos crédits ! Nous sommes dépassés ! »

Le maire de Yaoundé tente de calmer les esprits

Luc Messi Atangana est sorti de son bureau pour aller à la rencontre des manifestants massés dans la cour de l’hôtel de ville. Le maire de Yaoundé a tenté de calmer les esprits dans un premier temps : « J’évite seulement d’intenter une action en justice contre la SIC pour cette démolition. Ce que je vais faire, en tant que détenteur de la force publique, c’est faire en sorte que la SIC ne fasse rien sur cet espace. »

En attendant, la mairie promet de tirer cette situation au clair. Elle précise néanmoins que, pour le moment, les commerçants ne peuvent retourner sur le site.

À lire aussiCameroun: polémiques autour du chantier de l’autoroute Yaoundé-Douala

source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to top
Close