Comores: en grève, les contractuels de l'hôpital El-Maarouf réclament de meilleurs salaires

Aux Comores, une nouvelle grève débute ce lundi 9 mars à l’hôpital de référence El-Maarouf, à Moroni. Les agents contractuels l’ont annoncé hier dimanche lors d’un point presse. Ils réclament l’alignement de leurs salaires sur ceux des fonctionnaires, la revalorisation de la prime de garde de 6 à 10 euros, ainsi que l’accès à la caisse de retraite et de meilleures conditions de travail. Plusieurs corps de métier sont concernés, mais un service minimum sera assuré pour les urgences.

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Avec notre correspondant à Moroni, Abdallah Mzembaba

Après plusieurs mouvements de grève ces dernières années autour des mêmes revendications, les agents contractuels annoncent cette fois une grève illimitée à l’hôpital El-Maarouf de Moroni. Zainoudine Ahamada, technicien en imagerie médicale et vice-président du comité du personnel, souhaite voir disparaître les inégalités de salaires entre contractuels et fonctionnaires. « On ne peut pas être dans un même hôpital, faire les mêmes boulots et avoir un salaire différent, dénonce-t-il. Les contractuels actuellement perçoivent un salaire de 57 500 francs comoriens alors que les fonctionnaires reçoivent un salaire de 100 000 francs. Ce qui est vraiment primordial actuellement c’est l’alignement de salaire et la prime de garde et les autres points on peut aller doucement et voir comment les gérer. Ces deux points sont non négociables. »

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« C’est inacceptable »

Les salariés contractuels rappellent qu’un protocole d’accord avait été signé avec la direction en 2024 après un précédent mouvement. Selon les syndicats, il n’a jamais été appliqué. Ibrahim Omar, secrétaire général de la confédération des travailleurs, regrette que les autorités ne respectent pas leurs engagements. « Nous comptons appuyer cette revendication parce que c’est une revendication légale, parce qu’un service égal avec des salaires différents, c’est inacceptable. C’est en vertu de la convention 100 et 111 de l’Oit (Organisation internationale du travail, NDLR) qui ont été ratifiés par les Comores depuis 1978. Donc comme cette revendication est légale, nous sommes derrière eux jusqu’à avoir gain de cause », explique-t-il.

Alors que le gouvernement a lancé un vaste projet de modernisation de l’hôpital El-Maarouf avec la construction d’un nouveau bâtiment estimé à près de 55 millions d’euros, les grévistes soulignent qu’il faut du personnel pour faire fonctionner convenablement un hôpital et que cela a également un coût.

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