RDC: ces défis qui attendent James Swan à la tête de la Monusco

Le nouveau patron de la Monusco est américain. James Swan, ancien ambassadeur des États-Unis en RDC sous Barack Obama, ancien chef de la mission onusienne en Somalie, prend la tête de la mission de l’ONU en RDC. Il remplace la Guinéenne Bintou Keïta. Sa priorité, au-delà de la protection des civils en Ituri et au Nord-Kivu, est d’aider à faire respecter le cessez-le-feu entre l’armée congolaise et l’AFC/M23 dans l’est du pays et dans un contexte de crise du multilatéralisme.
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Au cœur de cet agenda, il y a le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, né de l’accord de Doha signé le 15 novembre 2025. La Monusco s’y prépare déjà. Une mission exploratoire s’est tenue fin février à Uvira. Mais pour surveiller un cessez-le-feu sur le terrain, encore faut-il pouvoir s’y déplacer. Et c’est là que les défis s’enchaînent.
D’abord, la sécurité aérienne : dans l’est de la RDC, l’espace aérien fait désormais partie des lignes de front. Les hélicoptères et avions de la mission doivent pouvoir voler sans être abattus et sans être perturbés par des brouillages GPS.
Ensuite, la liberté de mouvement au sol : l’AFC/M23 ne l’accordait pas toujours à la mission l’année dernière. James Swan devra obtenir des garanties sur ces deux points. Il devra aussi composer avec Kigali, qui reste très critique envers la Monusco.
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Sur le plan politique, la mission est attendue dans le suivi du dialogue inclusif entre acteurs congolais que la communauté internationale appelle de ses vœux, avec des questions qui restent ouvertes sur son rôle exact et son efficacité dans ce processus.
À tout cela s’ajoute un défi interne : les coupes budgétaires ont imposé la suppression d’au moins 400 postes. James Swan devra s’assurer que la mission garde les moyens de relever tous ces défis. Il arrive néanmoins avec un atout : il est américain – Washington étant parrain du processus de paix – connaît les Nations unies mais aussi le Congo.
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