Les espèces migratrices sont en déclin, alerte un rapport de l'ONU

Deux ans après le premier état des lieux mondial, la Convention de l’ONU sur les espèces migratrices, qui va se réunir en mars au Brésil, alerte dans un rapport sur le déclin continu des populations. Un danger pour notre environnement.
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Chaque année, des milliards d’oiseaux, de poissons et de mammifères terrestres migrent, parfois sur des milliers de kilomètres, à travers les steppes, les rivières, les océans ou encore dans le ciel. Des animaux essentiels pour la bonne santé de la nature et des humains car ils participent à la pollinisation, au contrôle des maladies ou sous-tendent des cultures, par exemple.
En tout, ce sont 49% des espèces protégées par la Convention de l’ONU sur les espèces migratrices qui sont en déclin, soit 5% de plus qu’il y a deux ans.
Par rapport à 2024, certains animaux vont tout de même mieux. C’est le cas du phoque moine de Méditerranée, l’oryx algazelle, quasiment éteinte en Afrique, ou encore le saïga, la seule antilope d’Eurasie, reconnaissable à ses longs naseaux tombants.
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Fortes inquiétudes concernant les raies et les requins
« La population d’antilopes saïga fluctue beaucoup en raison de maladies, constate Kelly Malsch, qui a dirigé ce travail. Il est donc très important d’avoir des mesures de protection de l’espèce. La concertation pour protéger son habitat et lutter contre le braconnage a été décisive, en particulier au Kazakhstan ».
Mais 26 autres espèces migratrices sont encore plus menacées. L’inquiétude est très forte concernant les raies et les requins, en déclin. Amy Fraenkel, secrétaire exécutive de la Convention sur les espèces migratrices observe que « l’une des principales menaces, ce sont les captures involontaires ». En règle générale, les raies et requins se retrouvent pris dans les filets alors qu’ils ne sont pas volontairement ciblés pour être mangé ou vendus.
Des progrès ont été réalisés pour mieux cartographier les itinéraires de migration des animaux. Mais les zones en question ne sont, bien souvent, pas assez protégées.
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