RDC: l'ONU nomme l'américain James Swan à la tête de la Monusco

Le patron de l’ONU Antonio Guterres vient de nommer un nouveau chef pour sa mission pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco). L’Américain James Swan, ancien ambassadeur américain en RDC sous Barack Obama et ex-chef de la mission onusienne en Somalie, prend la tête de la Monusco et remplace la Guinéenne Bintou Keita. L’essentiel de sa mission sera de guider la Monusco à aider à faire respecter le cessez-le-feu entre les forces militaires de Kinshasa et l’AFC/M23 dans l’est du pays.
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Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten.
Nommé à la tête de la Monusco par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres ce jeudi 5 mars 2026, James Swan est un habitué des pays africains confrontés à des transitions politiques et sécuritaires complexes.
Diplomate de carrière, parlant français couramment, il a occupé divers postes onusiens en Somalie depuis 2019, dont celui de chef de la Manusom, la mission des Nations Unies en Somalie, qu’il occupait depuis mai 2024.
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Ex-ambassadeur américain en RDC sous Barack Obama
Son tropisme africain s’est reflété tout au long de ses 32 ans de carrière de diplomate américain : secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines entre 2006 et 2008, il a ensuité été, sous Barack Obama, successivement ambassadeur à Djibouti (2008-2011), en RDC (2013-2016), puis représentant spécial pour la Somalie (2011-2013).
Même s’il est diplomate onusien, le choix d’un Américain à la tête de la Monusco est intéressant étant donné l’implication de l’administration Trump à l’est de la RDC et dans la signature d’un accord de paix en décembre dernier. Le président américain avait même reçu, enthousiaste, ses homologues congolais et rwandais à la Maison-Blanche.
Il n’a jamais caché non plus son intérêt pour le coltan, l’or, le tungstène, et les gisements de terres rares du Kivu. Pourtant, depuis, Paul Kagame s’est attiré les foudres de Donald Trump en violant le cessez-le-feu. Et lundi 2 mars, Washington a même placé sous sanctions les FDR de l’armée rwandaise, et quatre de ses plus hauts officiers supérieurs.
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