Sénégal: Le Puma va investir 512 millions de FCfa à Kédougou en 2026

Kédougou a abrité, hier, mercredi 4 mars, un Comité régional de développement (Crd) consacré au Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma). La rencontre a permis de dresser le bilan des actions menées dans la région et de présenter les priorités d’investissement pour l’année 2026, qui se chiffrent à 512 millions de FCfa.

Un Comité régional de développement (Crd) tenu, hier, mercredi 4 mars, à Kédougou, a permis de lister les interventions du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) dans la région. Depuis son déploiement, des efforts ont été faits dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’accès à l’eau, de l’énergie…

Pour 2026, les investissements programmés visent à consolider ces acquis tout en comblant certaines insuffisances. Les 512 millions de FCfa annoncés financeront notamment la construction de deux nouveaux postes de santé à Mithiou (Oubadji) et à Néppène Diakha (Dakatéli) ; la dotation d’ambulances à l’hôpital régional Amath Dansokho ainsi qu’à d’autres structures sanitaires périphériques ; l’achèvement et l’équipement complet du Cem de Éthiolo ; la construction d’une école élémentaire à Kadioré. Des interventions complémentaires sont également prévues pour l’hydraulique rurale ainsi qu’un appui aux activités génératrices de revenus.

Présidant la rencontre, le gouverneur de Kédougou, Mariama Traoré, a salué l’esprit de concertation qui a marqué les travaux. « Nous saluons à sa juste valeur cette démarche participative et inclusive qui permet de partager, avec les acteurs territoriaux, des informations claires sur les investissements prévus dans la région. Bien qu’une enveloppe de 512 millions de FCfa ait été annoncée, les autorités locales la jugent largement insuffisante face à l’ampleur des défis et à la vulnérabilité extrême de la région », a-t-elle confié.


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Mme Traoré a souligné que l’objectif de la rencontre était aussi de recueillir les besoins des collectivités locales afin de réduire le retard de développement criant de cette zone frontalière, notamment en matière d’infrastructures de santé et d’accès aux services de base.

Investissements sociaux

De son côté, la coordonnatrice nationale du Puma, le Dr Ndèye Marième Samb, a conforté que les 512 millions peuvent paraître faible, mais qu’ils s’inscrivent dans un budget global destiné à 10 régions frontalières. « Il traduit une volonté d’aller vers plus d’équité territoriale. Cette rencontre nous permet de faire une planification participative à la base et de disposer d’arguments solides pour plaider en faveur d’un investissement plus massif dans une région caractérisée par une extrême vulnérabilité », a-t-elle appuyé.

En termes de réalisations dans les trois départements, le Puma a construit et livré deux postes de santé entièrement équipés, avec logements d’agents, à Diakha (Madina Baffé) et Thiankoye (Kévoye). À cela s’ajoute la mise en service de trois ambulances médicalisées au profit de Oubadji, Sayenssoutou et Dindifélo. En complément, 100 femmes et jeunes ont été enrôlés à la Couverture sanitaire universelle (Csu).

Sur le plan éducatif, un Collège d’enseignement moyen (Cem) est en phase de finalisation à Éthiolo. L’environnement scolaire a été amélioré grâce à la construction d’un bloc d’hygiène à l’école de Diakha et d’un mur de clôture à l’école élémentaire de Gandjiri (Salémata).

Par ailleurs, l’accès aux services de base a également progressé, avec la réalisation de huit mini-forages pour l’approvisionnement en eau potable et l’électrification solaire de 389 ménages répartis dans cinq communes. En matière d’autonomisation économique, le programme a permis l’aménagement d’un périmètre maraîcher à Diakha Macky et la distribution de 75 équipements d’allégement du travail féminin dans 19 communes.

Des études techniques ont été conduites sur 86,8 kilomètres de pistes rurales, en perspective de futurs travaux de désenclavement. Au-delà des chiffres, la rencontre a mis en lumière l’enjeu majeur du désenclavement et de la réduction des disparités territoriales. Si les réalisations déjà enregistrées traduisent une dynamique positive, les autorités régionales et territoriales estiment que la transformation structurelle de Kédougou nécessitera des investissements plus soutenus et inscrits dans la durée.

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