Ile Maurice: Une troisième version calibrée pour les défis du marché de la construction

Présenter la version actualisée du National Schedule of Rates (NSR) et recueillir les commentaires des parties prenantes avant sa validation finale. C’était l’objectif de la Construction Industry Authority (CIA), hier à Port-Louis.
Dans son discours d’ouverture, le ministre des Infrastructures nationales, Ajay Gunness, a expliqué que ce workshop visait à valider et finaliser un barème de prix indicatifs pour tous les matériaux et travaux utilisés dans la construction.
Il a rappelé que la CIA a mandaté la firme B Five Project Consultants Ltd en septembre 2025 afin de revoir et mettre à jour le document pour qu’il reflète les conditions actuelles du marché. Selon le ministre, le NSR servira de référence aux banques, aux entrepreneurs, aux consultants et aux institutions publiques. Il constitue une base solide pour la préparation des appels d’offres et aidera à éviter de grands écarts de coûts entre le lancement et la finalisation des projets.
Le président du conseil d’administration de la CIA, M. Avinash Shree Mojee, a pour sa part insisté sur l’objectif principal du projet : créer un environnement d’approvisionnement plus transparent et équitable.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Il a expliqué que le manque de repères clairs en matière de prix peut entraîner de l’instabilité dans l’industrie. Grâce au NSR, les professionnels disposent d’une base fiable pour estimer les coûts et planifier leurs projets. Selon lui, cet outil contribuera à renforcer la capacité du secteur du bâtiment, à améliorer la qualité des projets et à aligner les pratiques locales sur des standards internationaux.
De son côté, Sailash Boodhoo, Managing Partner de B Five Project Consultants Ltd, a souligné l’importance de la méthodologie adoptée. La nouvelle version du NSR est beaucoup plus systématique et détaillée que les précédentes éditions.
Le document a été élaboré à l’aide d’un logiciel sud-africain spécialisé, RIB, utilisé également par la CIA. Ce logiciel permet d’ajuster les taux de manière scientifique et détaillée, en se basant sur des données actualisées du marché. «Cela permet de réagir plus rapidement aux fluctuations économiques et d’adapter les prix en fonction de la réalité», a-t-il expliqué.
La première édition du NSR, publiée en 2012, comprenait environ 1 650 articles. En 2021, la deuxième en comptait près de 5 900. La version actuelle va encore plus loin en intégrant un plus grand nombre d’éléments liés aux travaux de bâtiment, aux travaux civils ainsi qu’aux installations mécaniques et électriques.
Le document couvre ainsi un large éventail d’activités : travaux préliminaires, terrassement, construction, finitions et installations techniques. Avec cette mise à jour, les autorités entendent renforcer la transparence, améliorer la prévisibilité des coûts et assurer une meilleure gestion des projets d’infrastructure nationale.


