Comores: le gouvernement explique les licenciements dans les aéroports secondaires

Aux Comores, le gouvernement a réagi aux griefs de la cinquantaine d’agents de l’aéroport d’Anjouan licenciés en fin de semaine dernière. En conférence de presse mardi 3 mars à Moroni, la ministre des Transports a annoncé que la restructuration touche aussi Mohéli et la direction générale des aéroports des Comores (ADC). En effet, en plus des 57 agents remerciés à Anjouan, 25 postes ont été supprimés à Mohéli et 9 à la direction générale. Au final, l’ADC conserve 111 agents sur les 205 qu’il employait. Les autorités assument la mesure, assurant qu’il ne s’agit pas de politique, mais de leur survie.

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Avec notre correspondant à Moroni, Abdallah Mzembaba

Hassane Alfeine Yasmine, ministre des Transports aériens et maritimes, insiste sur le caractère inéluctable de la mesure. Depuis la cession de la gestion de l’aéroport international à une société émiratie, il y a de cela un an, celui-ci ne génère plus de ressources pour soutenir les aéroports secondaires. Il n’y avait pas d’autre choix, explique-t-elle. 

« C’est purement administratif et financier. Les agents étaient gonflés. Il a fallu passer par là pour diminuer. Tout le monde s’attendait à ça, mais comme on vient de l’acter, c’est une nouvelle décision. Avec les petites redevances qui restent, nous comptons pouvoir assurer au moins le fonctionnement et les salaires », a-t-elle déclaré.  

Pour ce qui est des critères de sélection des agents qui garderont leurs emplois, Djinti Ahamada, secrétaire général du ministère, évoque les compétences. « La sélection est faite de cette façon. Étant donné qu’au niveau de l’aéroport, il y a plusieurs services, on choisit justement des profils par rapport à ces services-là. Il faut que chaque service soit occupé par des personnes compétentes. C’était une question de profil liée aux postes disponibles », a-t-il déclaré.

La centaine de personnes licenciées réclame huit mois d’arriérés de salaire et des indemnités de départ. La ministre chiffre à près de 700 millions de francs comoriens le plan social pour leur départ et assure que ces droits seront respectés, mais n’a pas donné de date précise de décaissement.

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