Afrique: La GSMA obtient le soutien des équipementiers pour le déploiement de 40 smartphones 4G en Afrique

La GSMA a obtenu l’engagement de 18 fabricants de smartphones de soutenir le déploiement d’un smartphone 4G à 40 dollars destiné à réduire le déficit d’utilisation de l’internet mobile en Afrique.
L’initiative a été lancée au MWC de Kigali en octobre 2024 et définit des normes techniques minimales pour un appareil 4G abordable conçu pour les utilisateurs africains. Au moins huit fournisseurs ont confirmé leur participation et entamé des discussions commerciales avec des opérateurs de réseaux mobiles en vue de déploiements pilotes cette année.
Les programmes pilotes devraient débuter en République démocratique du Congo, en Éthiopie, au Nigeria, en Ouganda et en Tanzanie, et d’autres pays sont à l’étude. L’objectif est de passer des spécifications techniques à la disponibilité commerciale avant la fin de l’année.
Les réseaux mobiles à large bande couvrent environ 95 % de la population africaine, mais seulement 40 % d’entre eux utilisent les services internet mobiles. On estime que 700 millions d’Africains vivent dans un rayon de couverture mais restent déconnectés, le prix des appareils étant considéré comme un obstacle majeur.
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Les spécifications minimales visent à préserver des caractéristiques telles que la taille de l’écran, l’autonomie de la batterie et la capacité de stockage. Selon la GSMA, les enquêtes montrent que les consommateurs sont peu enclins à adopter des appareils à très bas prix si des fonctions essentielles sont compromises.
L’initiative implique les fabricants, les opérateurs de téléphonie mobile et les décideurs politiques. Des opérateurs tels que MTN Group, Airtel Africa, Orange, Vodacom, Ethio Telecom et Axian Telecom se chargeront de la distribution.
Lors du Mobile World Congress Kigali 2025, les opérateurs de télécommunications ont appelé les gouvernements à supprimer les taxes et les droits d’importation sur les smartphones dont le prix est inférieur à 100 dollars, une mesure qui pourrait faire baisser les prix de détail de manière significative.
Points clés à retenir
Le coût des appareils reste l’un des principaux obstacles à l’inclusion numérique en Afrique. Alors que l’infrastructure des réseaux s’est développée, le coût des smartphones d’entrée de gamme limite leur adoption par les utilisateurs à faible revenu et les utilisateurs ruraux. Réduire le prix des appareils à 40 dollars pourrait modifier l’économie de la connectivité. Cependant, atteindre ce niveau de prix dépend de l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement, de l’échelle et de politiques fiscales favorables. Les droits d’importation et les taxes sur la valeur ajoutée peuvent représenter une part importante des coûts de vente au détail sur certains marchés. L’autonomie des batteries est essentielle dans les régions où l’accès au réseau est limité, tandis que la capacité de stockage soutient les applications dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’agriculture. En l’absence de spécifications adéquates, la baisse des prix risque de ne pas suffire à encourager une utilisation durable. Si elle est couronnée de succès, l’initiative pourrait accroître la consommation de données, développer l’adoption de services numériques et créer de nouvelles sources de revenus pour les opérateurs. Le défi consistera à aligner les fabricants, les entreprises de télécommunications et les gouvernements sur un modèle qui reste commercialement viable tout en élargissant l’accès.



