Ramadan aux Comores: le gouvernement annonce des mesures contre la vie chère et les délestages

Au huitième jour du Ramadan, le gouvernement comorien a présenté les différentes mesures mises en place pour faciliter le quotidien de ses concitoyens pendant ce mois sacré. Ces mesures destinées à contenir la vie chère et à éviter les pénuries ne sont pourtant pas toujours appliquées sur le terrain. Lors d’une conférence de presse tenue le 26 février 2026 à Moroni, plusieurs ministres ont assuré que l’approvisionnement en énergie et en produits de première nécessité était maîtrisé. Pourtant, sur les marchés, des écarts de prix et des difficultés persistent.
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Avec notre correspondant à Moroni, Abdallah Mzembaba
Encadrement des prix, foires agricoles, paiement des agents de l’État, stocks sécurisés, horaires élargis aux douanes : aux Comores, l’exécutif assure avoir pris toutes les dispositions pour éviter pénuries et flambées tarifaires pendant le mois sacré.
Un arrêté fixe des prix plafonds pour de nombreux produits, dont la farine, le sucre, l’huile, la viande ou encore le poulet, avec obligation d’affichage et sanctions en cas d’infraction.
Dans plusieurs marchés, certains prix dépassent les plafonds fixés et certaines denrées ne sont pas toujours accessibles.
Le gouvernement reconnait des difficultés, mais les attribue principalement au réseau de distribution. Nour El Fath Azali, secrétaire général du gouvernement, explique : « Il y a une grande production de la part du domaine agricole. Il s’agit juste de s’assurer de la distribution et de la disponibilité, parce que parfois, pour des questions de logistique et de coordination, on se trouve dans des situations où les quantités ne sont pas suffisantes. Mais on s’est assuré que tous ces petits problèmes soient résolus et qu’il y ait une grande quantité. »
« Un exercice de communication »
La Fédération des consommateurs a dénoncé « un exercice de communication » répété chaque année et affirme que les familles continuent de subir la hausse des prix malgré les annonces officielles. L’organisation appelle à plus de transparence dans les circuits de distribution et à des sanctions réelles contre la spéculation.
Les autorités se sont aussi prononcées sur le problème d’électricité. Car, malgré les efforts, certaines localités et certains quartiers de la capitale connaissent des problèmes. « Les années précédentes, il y avait un problème au niveau de la production, mais là actuellement la quantité qui est demandée, elle est produite et même plus, affirme Nour El Fath Azali. La problématique qui se pose à l’heure actuelle, c’est le réseau. On a passé la commande d’IAT [Interrupteur aérien télécommandé, un organe de coupure déployé dans les réseaux de distribution d’énergie électrique à haute tension, NDLR] pour s’assurer que, dès qu’il y a un déclenchement ou une coupure, ce soit rétabli dès que possible. Et il a aussi déployé des agents sur l’ensemble du territoire pour s’assurer que ces coupures-là ne durent pas très longtemps ».
Les autorités ont annoncé également des stocks de carburant et trois mois de réserve en gaz domestique.
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