Afrique du Sud: embellie sur le front économique malgré les frictions avec Washington

Malgré les secousses sur le plan international et les frictions avec les États-Unis, l’économie sud-africaine connaît quelques embellies. Le ministre des Finances s’en est réjoui mercredi 25 février 2026, lors de son discours sur le budget devant le Parlement, même si la route est encore longue afin d’obtenir une économie plus solide et une diminution du chômage qui touche plus de 30 % de la population.
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Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès
Selon le gouvernement, la croissance aurait atteint 1,4 % en 2025, et devrait s’élever à 1,6 % cette année. Des chiffres encore modestes, mais en progression. Autre signal positif : l’Afrique du Sud est récemment sortie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Enfin, l’agence Standard & Poor’s (S&P) a revu sa note souveraine à la hausse en novembre 2025 – une première depuis près de vingt ans – pour l’établir à BB grâce notamment à la quasi-disparition des délestages.
Pour le ministre des Finances, Enoch Godongwana, tout cela représente « les signes d’une crédibilité retrouvée. D’une résilience renouvelée. Et d’une nation qui reprend pied ».
Doutes sur la dette
Le FMI estime pour sa part que « l’activité économique devrait s’améliorer progressivement à moyen terme ». L’institution met toutefois en garde contre le poids de la dette, qui équivaut à près de 79 % du PIB, mais d’après le ministre sud-africain, elle va, à partir de maintenant, se stabiliser et le ratio devrait décroître les années à venir.
Le gouvernement est également parvenu à éviter une augmentation des impôts, en partie grâce à la hausse des revenus provenant du secteur minier, dépendant des cours des matières premières.
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