Massacre du 28 septembre 2009 en Guinée: la justice demande la libération de trois accusés

Le procès s’arrête, au moins temporairement, pour trois accusés dans le procès complémentaire du massacre du 28 septembre 2009. Avant même d’en arriver aux arguments de fond, le tribunal de Dixinn à Conakry estime, dans la forme, que l’ordonnance de renvoi de Georges Oulémou, Jean-Louis Kpoghomou et Thomas Touaro – trois militaires accusés notamment de complicité de meurtre et de viol – est « nulle » et ordonne leur libération. Le parquet et les parties civiles font appel de cette décision, mais la défense jubile.

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Avec notre correspondant à Conakry, Tangi Bihan

C’est une victoire de la défense au terme d’une bataille de procédure. Dès la comparution de leurs clients en janvier, leurs avocats avaient dénoncé l’illégalité de leur renvoi devant le tribunal.

En effet, le juge d’instruction avait signé l’ordonnance de renvoi en octobre 2023 alors que la chambre du contrôle de l’instruction – l’instance chargée de contrôler la régularité de l’enquête – avait prononcé quelques mois plus tôt l’annulation de la procédure pour vice de procédure et ordonné la mise en liberté des trois inculpés. La Cour suprême avait d’ailleurs confirmé la décision de la chambre de contrôle de l’instruction, dans un arrêt rendu en juillet 2025.

C’est avec un « grand soulagement » que Me Pépé Antoine Lama, l’un des avocats de la défense, a accueilli la confirmation de ces décisions par le tribunal. Est-ce que cela signifie Georges Oulémou, Jean-Louis Kpoghomou et Thomas Touaro vont recouvrer leur liberté, après trois ans de prison ? C’est en tout cas ce que demandent leurs avocats. Mais Me Amadou DS Bah, avocat des parties civiles, estime qu’ils doivent rester en prison puisque le procureur et les parties civiles font appel de la décision du tribunal. 

Cela n’affecte pas la procédure contre le colonel Bienvenu Lamah, poursuivi dans la même affaire. Celle-ci connaît d’ailleurs aussi des rebondissements, car ses avocats dénoncent ce qu’ils estiment être de « faux » certificats médicaux de victimes présentés par les parties civiles.

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