Droits de douane annulés par la Cour suprême américaine: qui sont les grands gagnants en Afrique?

A 00h00, heure de Washington (5h00 TU), les droits de douane imposés par les États-Unis ne sont plus appliqués ni collectés. Sur le continent africain, l’Afrique du Sud, l’Algérie, la Libye et la Tunisie semblent être les grands gagnants, après la décision de la Cour suprême d’annuler ces droits de douanes.
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La Cour suprême américaine a jugé vendredi 20 février « illégaux » les droits de douane dits « réciproques » imposés par Donald Trump au motif justement que le président avait outrepassé ses prérogatives et empiété sur celles des parlementaires, à qui la Constitution donne le pouvoir de lever des taxes. Par la suite, le président américain a promis d’appliquer un tarif global de 15 %.
Les retombées de cette décision demeurent incertaines. La nouvelle taxe douanière mondiale de 15 % décrétée par Trump est censée entrer en vigueur le 24 février pour une durée de 150 jours, avec des exemptions sectorielles.
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L’Afrique du Sud, l’Algérie, la Libye et la Tunisie n’avaient pas encore réussi à conclure d’accord avec l’administration américaine et ils faisaient donc toujours face à des droits de douane dits « réciproques », entre 25 et 30 %. Et même si, après la décision de la Cour suprême, Donald Trump a promis de mettre en place un tarif global de 15 %, les conséquences pour ces pays africains sont plutôt positives.
C’est surtout l’Afrique du Sud qui pourrait en bénéficier. Même si pour l’instant, Pretoria ne crie pas victoire, le soulagement n’est que temporaire pour les économistes. Il faudra voir quels produits seront avantagés par ce passage de 30 à 15 % de droits de douane.
L’industrie automobile, déjà fragilisée par la concurrence asiatique, a beaucoup souffert des surtaxes américaines. Cela pourrait donner un peu de répit aux exportateurs.
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En Tunisie, c’est la filière huile d’olive qui respire, mais sinon le pays est un partenaire commercial très modeste des États-Unis.
L’Algérie et la Libye expédient aux États-Unis essentiellement des hydrocarbures, à savoir du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié. Or, ces produits bénéficient d’exemptions. Ils n’étaient pas touchés par les 30 % de droits de douane et sont toujours exemptés pour les 15 %.
L’Afrique avait été relativement épargnée par les droits de douane américains, en raison du faible volume de ses échanges avec les États‑Unis. Après leur annulation par la Cour suprême, les économies du continent ne ressentent finalement que des effets limités.
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