Congo-Kinshasa: L'entreprise publique Gécamines va commercialiser une partie du cuivre extrait dans le sud du pays

L’entreprise publique congolaise spécialisée dans les carrières et les mines (Gécamines) et Glencore, entreprise anglo-suisse de négoce, courtage et d’extraction de matières premières, ont signé un accord le 17 février, prévoyant notamment que la Gécamines va désormais commercialiser directement du cuivre extrait dans le sud de la RDC. Objectif : en vendre au total 200 000 tonnes cette année. Et cela a un lien direct avec l’accord sur les minerais signé avec les États-Unis. Explications.

C’est une nouveauté en RDC. Le pays va désormais directement commercialiser le cuivre extrait de son sous-sol. L’entreprise publique Gécamines a conclu un accord avec le géant des matières premières Glencore qui exploite la mine de Kamoto, située près de Kolwezi, dans le sud du pays.

Il est en effet prévu que la filiale congolaise de Glencore, la Kamoto Copper Company (KCC) réserve 110 000 tonnes de cuivres à la société publique.

La Gecamines a négocié les droits de commercialisation d’une bonne partie de la production de Kamoto, tout en créant une filiale de trading. Elle a d’ailleurs formalisé en janvier, avec un minier chinois, sa première opération de 100 000 tonnes de cuivre qui seront exportées aux États-Unis.


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Contrôle de ses ressources

Car c’est bien là l’objectif : Washington cherche à sécuriser son approvisionnement en minerai critique et aide au financement de cette entrée de Kinshasa dans la commercialisation de ses minerais. Les États-Unis, véritable aspirateur à cuivre en ce moment, stockent du métal rouge, les cours ayant d’ailleurs augmenté de 40% l’année dernière.

La RDC réalise donc une belle opération pour accroitre le contrôle de ses ressources. Elle a, dans le même temps, accepté de céder des terres supplémentaires à la filiale de Glencore sur la mine de Kamoto, ce qui permettra à l’entreprise d’atteindre une production annuelle de 300 000 tonnes de cuivre contre 190 000 actuellement.

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