La nouvelle soirée cauchemar d’Alban Lafont en Ligue Europa

Le Panathinaïkos espérait prendre une option à domicile dans ces barrages de Ligue Europa. Il n’en sera rien. Opposé au Viktoria Plzeň, toujours invaincu dans la compétition cette saison, le club grec a dû se contenter d’un nul frustrant (2-2), au terme d’une rencontre très difficile pour Alban Lafont.
Deux bourdes coûteuses
Dès l’entame, le danger tchèque s’est concrétisé. À la 11e minute, suite à une première tentative repoussée plein axe par Lafont, Denis Višinský ouvre le score d’une frappe sèche que le gardien Ivoirien ne peut qu’effleurer.
L’international grec d’origine sierra-léonaise et ghanéenne Andreas Tetteh renverse la situation grâce à un doublé (31e, 61e), redonnant l’avantage aux siens dans un match ouvert et rythmé. Longtemps, Lafont semblait même retrouver de la sérénité, signant plusieurs arrêts importants.
Mais la soirée bascule sur une frappe lointaine de Tomáš Ladra. Sur cette tentative pourtant anodine, Lafont repousse le ballon d’une main trop molle… directement dans ses propres filets. Une erreur fatale qui scelle le score et laisse un goût amer avant le retour en République tchèque.
Un rappel douloureux de la CAN 2025
Cette mésaventure européenne rappelle inévitablement un autre épisode difficile : son match face au Gabon lors de la CAN 2025. Titularisé pour la première fois du tournoi, Lafont avait vécu une première période cauchemardesque.
Une frappe relâchée, une relance hasardeuse et plusieurs situations mal maîtrisées avaient alors fragilisé la Côte d’Ivoire, pourtant sauvée in extremis par une remontée spectaculaire (3-2).
Un espoir encore possible ?
À 27 ans, la carrière d’Alban Lafont est loin d’être figée. Le talent qui l’avait propulsé titulaire en Ligue 1 à seulement 16 ans ne peut pas avoir disparu. Mais la confiance, élément central pour un gardien, semble aujourd’hui fragile.
Le match retour à Plzeň représente déjà un tournant immédiat. Au-delà du résultat collectif, Lafont jouera aussi une part symbolique de sa reconstruction. Pour celui qui a choisi de représenter la Côte d’Ivoire sur la scène internationale, l’heure reste à la résilience.



