Ile Maurice: Princes Tuna – «sit-in» des employés pour leurs droits

Les employés de l’usine Princes Tuna, à Riche-Terre, sont frustrés car leurs conditions de travail ne sont pas toutes respectées. Pour montrer leur exaspération, hier matin, une trentaine d’employés ont fait un sit-in de deux heures. Jane Ragoo, secrétaire générale de la Confédération des travailleurs des secteurs privé et public (CTSP), confirme qu’il y a «beaucoup de problèmes à l’usine Princes Tuna et, depuis deux à trois ans, les travailleurs font face à des situations non résolues malgré l’engagement du management à régler ces problèmes.»

Par exemple, les uniformes des travailleurs devraient être remplacés chaque année, comme le prévoit la loi. Pourtant, ils ne le sont pas, leurs chaussures non plus. Elle ajoute que des changements concernant les salaires auraient été effectués sans le consentement des employés. «Depuis deux ans, le management recrute moins de travailleurs mauriciens et davantage de travailleurs étrangers.» Pour Jane Ragoo et la CTSP, les injustices envers les travailleurs ne seront pas tolérées et les membres du syndicat ne resteront pas silencieux.

Reeaz Chuttoo, négociateur de la CTSP, parle, lui, de «dégradation» des conditions de travail au sein de l’usine depuis qu’elle est passée sous la direction d’un responsable étranger. Il soutient que les travailleurs récemment embauchés perçoivent le même salaire que ceux qui oeuvrent depuis 15 ans. Il souligne également que, depuis deux ans, l’usine n’a recruté aucun Mauricien. Il estime inacceptable qu’un employé reste debout huit heures d’affilée, d’autant plus que le travail à Princes Tuna est très physique alors que les travailleurs ont droit à des chaises. Certains souffriraient de varices à force de rester debout de longues heures. Reeaz Chuttoo a ajouté que «l’usine Princes Tuna est infestée de rats alors que selon les responsables, des opérations de pest control sont effectuées.»

Pour le négocia


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teur, la santé et la sécurité sont primordiales. Si le problème de sécurité n’est pas résolu d’ici vendredi, il informera le ministère du Travail, conformément à la section 12 (3) de la loi sur la santé et la sécurité de 2005, et demandera aux travailleurs de débrayer. Aucune mesure disciplinaire ne pourra être prise contre eux, précise-t-il, car il y va de leur vie et de leur sécurité.

Shayn Sinnassamy, également négociateur de la CTSP, déclare que les travailleurs de Princes Tuna dénoncent une accumulation de problèmes : insécurité, manque de transparence. «Le management change, les propriétaires changent mais ce sont toujours les travailleurs qui souffrent.» Il affirme que les employés ne veulent plus continuer ainsi et réclament des garanties concrètes en matière de santé et de sécurité, ainsi que le respect de leurs droits. «Ils souhaitent simplement être respectés, entendus et protégés.»

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