Congo-Brazzaville: des participants à la concertation politique avant la présidentielle déçus par ses conclusions

Au Congo-Brazzaville, la présidentielle, se tient dans moins d’un mois, le 15 mars 2026. Le président Denis Sassou-Nguesso, 82 ans, dont plus de 41 ans cumulés au pouvoir, y participera. À l’approche de l’élection, les acteurs politiques ont tenu, du 16 au 18 février, une concertation à Djambala, dans le centre du pays. Plusieurs recommandations ont été émises en vue d’améliorer le système d’organisation du scrutin. Mais certains participants en sortent déçus sur la préparation de cet événement.
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Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial
La durée de la concertation au Congo-Brazzaville a été ramenée de quatre à trois jours, sans explication.
Séraphin Ondélé, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et rapporteur des travaux résume les recommandations issues des discussions : « Le renforcement de la transparence électorale, par la prescription de la présence des délégués des candidats dans toutes les instances de compilation des résultats, à commencer par le bureau de vote, et ce pour parvenir toujours à des élections apaisées et crédibles. La suppression du vote par anticipation ou s’il était maintenu, la publication, le même jour, des résultats. »
Les délégués de l’opposition déplorent régulièrement le fait d’être tenus à l’écart lors de la compilation des résultats.
« Nous sommes très loin de la démocratie »
Candidat à la prochaine présidentielle, Destin Gavet ne croit pas à l’application rapide de ces recommandations. « Il faut le dire, notre classe politique n’est pas prête à parler aujourd’hui de démocratie. Et là, en toute honnêteté, nous sommes très loin de la démocratie. Et c’est dommage », a-t-il affirmé.
Pour le moment, sept candidatures ont été enregistrées pour le scrutin du 15 mars.
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