NBA: Embiid en forme, Siakam dans le dur avec les Pacers… Que retenir de la première partie de saison des joueurs africains ?

Du cauchemar de Pascal Siakam avec les Indiana Pacers au renouveau de Joel Embiid avec les Philadelphia Sixers, les représentants du continent africain ont connu des débuts de saison contrastés en NBA. 

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De notre correspondant à San Antonio (États-Unis),

Le All-Star Game NBA passé, grande fête du basket-ball au pays de l’Oncle Sam, RFI fait le point sur la première partie de saison des principaux représentants africains dans la ligue nord-américaine.

Pascal Siakam au rendez-vous, Indiana à la peine

« Spicy P » n’a rien perdu de son piquant. Finaliste malheureux face à Oklahoma City l’an dernier avec les Pacers, Pascal Siakam (31 ans) demeure l’un des rares joueurs à tenir son rang dans cette équipe d’Indianapolis. « Il ne se plaint jamais de rien, applaudit Rick Carlisle, l’entraîneur des Pacers. Il garde la tête dans le guidon, continue de travailler et montre l’exemple, comme le font les grands leaders, quelles que soient les circonstances. » 

Privés pour toute la saison de leur dynamiteur Tyrese Haliburton – victime d’une rupture du tendon d’Achille lors de la finale contre le Thunder, les Pacers peinent collectivement. Après 65 matchs, ils pointent à l’avant-dernière place de la conférence Est, avec seulement 15 victoires.

Tout juste auréolé d’une quatrième participation au All-Star Game de Los Angeles le week-end dernier, le champion NBA 2019 avec les Toronto Raptors reste la figure de proue de la délégation africaine dans la grande ligue, avec 23,7 points, 6,7 rebonds et 3,9 passes en 34 minutes. « Il faut qu’on se bouge : personne ne va nous plaindre. Le jour où on en aura marre [de perdre], je pense qu’on avancera », disait-il déjà en décembre. Deux mois plus tard, les Pacers sont encore à quai…

Joel Embiid, la renaissance aux Philadelphie Sixers 

Sans faire de bruit, Joel Embiid (31 ans) se rapproche de son niveau de MVP (meilleur joueur) de la saison 2022-2023. Miné par des problèmes aux genoux ces deux dernières saisons, le pivot camerounais des Sixers a presque autant joué que lors du dernier exercice, avec déjà 31 matches au compteur. « J’étais sceptique à l’idée d’être capable d’une telle régularité : beaucoup pensaient que ce ne serait plus jamais possible », estimait-il, mi-janvier, dans un entretien accordé à The Athletic. Il totalise ainsi 26,6 points, 7,5 rebonds et 3,9 passes décisives en 31 minutes de jeu.

Avec un Joel Embiid en forme et souriant, c’est toute Philadelphie qui respire à nouveau. « C’est rafraîchissant : on commence à revoir le Joel Embiid dominant que l’on connaît tous », saluait récemment Paul George. Portés également par un Tyrese Maxey étincelant, les Sixers, sixièmes avec 30 victoires en 64 rencontres, peuvent encore viser le top 4 de la conférence Est, synonyme d’avantage du terrain au premier tour des playoffs (les phases finales).

Jonathan Kuminga, la fin du calvaire chez les Warriors

Entre frustrations et promesses, Jonathan Kuminga (23 ans) n’a jamais vraiment trouvé sa place dans la rotation des Golden State Warriors de San Francisco. Une impasse sportive qui l’a conduit à chercher, puis à trouver, début février, une porte de sortie du côté des Atlanta Hawks, avec l’espoir d’un nouveau départ.

« Tout le monde l’aimait bien […], il avait juste du mal à s’intégrer », avouait Steve Kerr après son trade au micro d’ESPN, estimant qu’il était difficile pour Jonathan Kuminga « de ne pas pouvoir faire d’erreurs » à son arrivée dans la baie de San Francisco, quand les Warriors jouaient encore le titre. 

Sacré champion dès sa première saison dans la grande ligue en 2022, l’ailier congolais incarnait pourtant l’un des espoirs majeurs de la franchise pour préparer l’après Stephen Curry.  Rarement convaincant, il a peu à peu perdu la confiance de son entraîneur, Steve Kerr, jusqu’à être relégué au bout du banc des Warriors.

Khaman Maluach et Mouhamadou Gueye, deux jeunes en devenir 

Sélectionné en 10e position de la dernière draft NBA par les Houston Rockets avant d’être envoyé en Arizona, Khaman Maluach, tout juste 19 ans, doit d’abord apprendre le métier en G-League, l’antichambre de la NBA. « Son énergie et son enthousiasme sont incroyables et ne retombent jamais. Cela révèle tout de son caractère : Khaman reste fidèle à lui-même, et c’est ce qui l’emmènera très haut », disait, fin décembre, Jordan Ott, son entraîneur dans la grande ligue. Le pivot de 2,16 m, né au Soudan du Sud avant de grandir en Ouganda, a tout de même disputé 23 matches NBA, sans toutefois dépasser les cinq minutes de jeu de moyenne.

Les vertus du temps long, Mouhamadou Gueye les connaît bien. Blessé au dos lors de sa première saison NBA puis contraint d’évoluer avec l’équipe réserve en début d’exercice dernier, l’ailier-fort sénégalais continue peu à peu de grappiller des minutes chez les Atlanta Hawks. « Je ne crois pas à la magie : il veut progresser et s’y investit pleinement », saluait, en début de saison, son entraîneur Quin Snyder, qui l’a même titularisé à cinq reprises. Un bel exemple de réussite. 

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