Madagascar: Bilan cyclonique – Le nombre de morts passe à cinquante-deux

Le passage du cyclone tropical intense Gezani a fait au moins 52 morts, selon le dernier bilan provisoire communiqué par le Bureau national de gestion des risques de catastrophes (BNGRC) hier.

Ce chiffre, particulièrement élevé, illustre la violence du phénomène et la vulnérabilité de nombreuses zones touchées. Des présidents de fokontany à Toamasina avaient déjà appréhendé une forte perte en vies humaines, pendant les premières heures du passage du cyclone, le 10 février. « Si les vents violents persistent, plusieurs personnes risquent de mourir. Très peu ont rejoint un site d’hébergement, par peur que quelqu’un vienne dérober leurs biens, alors que de nombreuses personnes se retrouvent déjà sans abri après les premières rafales qui ont détruit leurs maisons», avaient-ils signalé, joints au téléphone, au soir du 10 février.

Les pertes humaines sont concentrées en grande partie à Toamasina II, où l’on déplore à lui seul plus de quarante victimes.


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Au total, vingt-cinq districts répartis dans cinq régions, dont Atsinanana, Analamanga, Analanjirofo, Itasy et Alaotra-Mangoro, ont été affectés par le cyclone. Les équipes d’évaluation poursuivent leurs missions sur le terrain, tandis que les opérations d’urgence se déploient progressivement.

Outre les décès, le bilan humain fait état de neuf personnes disparues, dont plusieurs nouveaux cas signalés ces dernières heures, ainsi que 803 blessés.

La catastrophe a également provoqué une crise humanitaire majeure. 406 483 personnes sont sinistrées et plus de 16 000 habitants ont été contraints de quitter leur domicile. Sur le plan matériel, les dégâts sont considérables. Des dizaines de milliers d’habitations ont été inondées, endommagées ou détruites.

Les infrastructures scolaires sont fortement touchées, avec des centaines de salles de classe décoiffées ou détruites, compromettant la reprise des cours dans plusieurs districts. Le secteur sanitaire n’est pas épargné : plusieurs centres de santé et deux hôpitaux universitaires ont subi des dommages, compliquant la prise en charge des blessés. Face à cette situation, les besoins humanitaires restent immenses.

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