Sénégal: Accidents sur l'axe Linguère-Matam – L'ampleur d'un Désastre Accablant

La route a encore endeuillé la région de Matam, avec 7 morts sur la Rn3 (Linguère-Matam) qui est en voie d’être l’un des axes le plus accidentogène du pays. Un accident de la route survenu dans le département de Linguère , plus précisément à hauteur de la localité de Barkédji a ôté la vie à sept personnes, toutes ressortissantes de la région. Dans le décompte, selon des sources, deux hommes, une femme et son enfant, tous domiciliés dans ka commune de Kanel, sont décédés.

La commune d’Ourossogui a aussi été impactée par cet accident avec la mort de trois femmes suite au drame survenu le dimanche 8 février après le renversement d’un minicar en provenance de Dakar, ralliant Matam. Cette tragédie enregistrée sur l’axe Linguère-Matam, alarme la population locale, qui ne cache pas son désarroi face aux nombreuses pertes en vie humaine, découlant des accidents de la route, enregistrées sur cet axe.

L’ampleur d’un désastre accablant


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L’accident survenu ce dimanche vient augmenter le volume des accidents sur cette route. En plus de la décimation du cheptel et des importants dégâts matériels causés, les accidents, enregistrés sur la Rn3, axe Linguère-Matam, ont ôté la vie à plusieurs personnes et occasionné des centaines de blessés. Le décompte est lugubre, car plus de 55 accidents qui ont fait 32 victimes ont été dénombrés entre l’année 2024 et le premier semestre de 2025. Rien qu’en 2024, au moins 37 accidents ayant occasionné 20 pertes en vie humaine et 181 blessés ont été enregistrés dans la zone. Durant le premier semestre de l’année 2025, en plus des 12 morts et 36 blessés recensés sur 18 accidents, se sont ajoutés 3 autres pertes en vie humaine, suite à un accident survenu le 10 septembre sur l’axe Younouférou Ranérou (…).

Le 11 octobre 2025, un accident impliquant un minicar en provenance de Dakar pour Matam et une charrette avec six personnes à son bord, sur la route Linguère Matam, à hauteur du poste de contrôle de la ville de Linguère, occasionne 1 décès et 2 blessés. Au début de l’année 2026, précisément durant le mois de janvier, le renversement, d’un minicar, convoyant des voyageurs vers Dakar depuis Matam, fait : 13 personnes blessées, dont 5 dans un état jugé grave, à environ un kilomètre de l’entrée de la ville de Linguère,

En dernier lieu, le dimanche 8 février 2026, un accident mortel qui s’est produit, suite au renversement encore d’un minicar, toujours, sur l’axe Linguère-Matam, à hauteur du croisement de Barkédji, situé à 25 km de la ville de Linguère, a causé sept morts et sept blessés graves , tous ressortissants de Matam.

Les réactions unanimes sur l’urgence de faire quelque chose

Au regard des alarmantes données statistiques, (qui sont loin d’être exhaustives), lesquels mettent en évidence la gravité des pertes enregistrées, surtout en vies humaines, la mise en place, d’actions concrètes face à cette préoccupation s’insurge sur le registre des urgences. Les populations, à l’instar des autorités administratives et territoriales, ne cessent de demander, d’ériger des ralentisseurs aux normes avec des panneaux de signalisation sur l’axe pour limiter la vitesse des conducteurs et parallèlement arrêter l’hécatombe sur la route.

Face à l’ampleur du désastre, Amadou Dawa Diallo, le Président du Conseil Départemental de Ranérou, par ailleurs député à l’Assemblée nationale, rappelle, une fois encore, « l’importance d’installer des panneaux de signalisation pour indiquer les limitations de vitesse, les priorités, les virages dangereux et les zones de traversée des troupeaux. Ces mesures visent à réduire les accidents et les dommages sur les routes, contribuant ainsi à une meilleure sécurité routière ».

De manière globale, les accidents de la route au Sénégal, qui entraînent chaque année des centaines de morts, incluent plusieurs facteurs auxquels, il faut apporter des solutions. Fortement attribuées à des comportements inciviques, l’âge des véhicules, et un manque de rigueur dans l’application des règles de circulation, les failles sont aggravées par endroit, par l’état des infrastructures routières dégradées en attente de réhabilitation. Toutes choses, en elles-mêmes, sonnent l’urgence d’une réponse collective.

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