Zimbabwe: un projet de réforme constitutionnelle prévoit d'étendre le mandat du président jusqu'en 2030

Au Zimbabwe, le gouvernement a approuvé ce mardi un document signé du ministre de la Justice, Ziyambi Ziyambi, prévoyant de revoir largement, via des amendements, la Constitution zimbabwéenne. Parmi les mesures proposées, qui avaient fuité dans la presse, un changement du mode de scrutin et un rallongement du mandat de président, ce qui renforcera les pouvoirs d’Emmerson Mnangagwa, réélu en 2023.
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La Constitution du Zimbabwe va connaître un bouleversement. Le gouvernement actuel prévoit une série d’amendements dans le but « d’améliorer la stabilité politique, de clarifier les mandats institutionnels, de renforcer les structures démocratiques et de promouvoir la stabilité nationale sur le long terme ».
Plusieurs mesures sont à l’ordre du jour, comme le rallongement du mandat présidentiel de deux ans, le passant ainsi de cinq à sept ans, ce qui prolongerait le mandat actuel d’Emmerson Mnangagwa, 83 ans et réélu en 2023, jusqu’en 2030. Le changement de mode de scrutin qui passerait de suffrage universel direct à vote parlementaire et la possibilité pour le président de choisir dix nouveaux sénateurs, faisant passer leur nombre à 90.
Le Zanu-PF, parti au pouvoir, prévoit donc la plus large revue de la Constitution depuis 2013. Le projet de loi, proposé par le mininstre de la Justice Ziyambi Ziyambi et approuvé par le gouvernement, doit donc maintenant être discuté au Parlement où le parti présidentiel dispose de la majorité.
L’opposition n’a pas tardé à réagir. Jacob Ngarivhume, chef du parti Transform Zimbabwe, a indiqué sur ses réseaux sociaux que ces changements vont « tuer la démocratie et enraciner la dictature ».



