La Monusco annonce son déploiement prochain à Uvira

En RDC, la mission de l’ONU se prépare à une reprise progressive de ses opérations dans le Sud-Kivu, a annoncé ce mardi Jean-Pierre Lacroix. Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations est actuellement en visite dans le pays. Il doit se rendre ce mercredi à Beni, au QG de la Monusco dans l’est. Mais avant cela, il a rencontré ce mardi matin le président Félix Tshisekedi avec qui il a abordé le rôle de la Monusco dans le mécanisme de vérification du cessez-le-feu. C’est donc dans ce cadre que la mission va se redéployer dans le Sud-Kivu, à Uvira pour commencer. Elle s’était retirée de cette province en 2024.

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Avec notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi

Ce déploiement à Uvira doit se faire en plusieurs étapes, a prévenu Jean-Pierre Lacroix. Il y aura d’abord des reconnaissances aériennes pour pouvoir cartographier la zone. Pour cela, précise le responsable onusien : « Nous devons avoir des garanties sécuritaires ».

« On n’enverra pas nos hélicoptères voler avec notre personnel avec des risques de bouillages, comme cela s’est produit, des risques de drones dans le voisinage immédiat. C’est quelque chose qui est impératif, que nous avons demandé. Et comme j’ai rencontré des représentants de la communauté diplomatique ce mardi, je leur ai également demandé leur aide pour que nous puissions avoir ces garanties le plus vite possible. C’est le préalable au premier mouvement vers Uvira », a précisé Jean-Pierre Lacroix.

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Le secrétaire général adjoint des Nations unies ajoute aussi que ces vols de reconnaissance doivent partir de Goma, une zone aujourd’hui occupée par le groupe armé AFC/M23 et dont l’aéroport est fermé depuis plus d’un an.

Après ses vols de reconnaissance, il sera question d’un déploiement de troupes au sol. D’abord réduit, avant de monter en puissance. Néanmoins, Jean-Pierre Lacroix insiste bien : L’ONU seule ne pourra pas obtenir l’application des différents accords signés à Washington et Doha. L’engagement diplomatique de leurs garants, États-Unis et Qatar, est donc indispensable.

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