«De premiers travaux ont commencé» sur la partie congolaise du corridor ferroviaire de Lobito, assure la RDC

Alors qu’une première cargaison de minerais congolais transite via le corridor de Lobito, le ministre du Commerce de la RDC se veut rassurant quant aux travaux sur la partie du tronçon qui traverse son pays. Le corridor de Lobito est un axe logistique et ferroviaire stratégique reliant les zones minières de la RDC et de la Zambie au port angolais de Lobito, afin de faciliter l’exportation de matières premières vers l’Atlantique.

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La première cargaison de cuivre et de coltan congolais est en route via le corridor de Lobito. L’annonce a été faite ce lundi par l’entreprise Trafigura, peu de temps après un grand rendez-vous tenu le 5 février à Luanda.

Le corridor de Lobito permet de relier les mines de la région enclavée de Kolwezi dans le sud de la RDC au port de Lobito en Angola, avec un tracé hautement stratégique de près de 1 800 kilomètres.

Côté congolais, les minerais sont actuellement transportés en camion

Les minerais sont actuellement transportés en camion jusqu’à la frontière entre les deux pays avant d’être transbordés dans des wagons, côté angolais. Il est donc urgent de réhabiliter la voie ferroviaire côté congolais. « Déjà les premiers travaux ont commencé », assure le ministre congolais du Commerce Julien Paluku. Ce dernier était à Luanda la semaine précédente pour faire avancer le projet.

Il assure que l’un des points de blocage a été dépassé. « La précision qui a été apportée par la partie congolaise, c’est que la Société nationale des chemins des fers ne fera pas partie du véhicule financier qui va piloter la construction de ce chemin de fer [le corridor de Lobito, NDLR]. Parce que la crainte des partenaires, c’était d’impliquer la Société nationale des chemins de fer dans le véhicule financier. La Société nationale des chemins de fer a suffisamment de problèmes et des passifs importants au regard de son passé », explique-t-il au micro de Charlotte Cosset.

Lobito est central dans la stratégie américaine de sécurisation de ses chaînes d’approvisionnement. Il est également un enjeu de taille pour l’Union européenne.

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« Le corridor de Lobito n’est viable que si la partie congolaise est aménagée » 

Julien Paluku poursuit : « Même si les tronçons du côté angolais sont terminés, en fait, le corridor de Lobito n’est viable que si la partie congolaise est aménagée. Et voilà pourquoi, durant la réunion de Luanda, la question était de mobiliser très rapidement le financement. La Banque mondiale a dit qu’elle va mettre 500 millions de dollars américains très rapidement pour ce tronçon-là. La Banque européenne d’investissement, dans le cadre des fonds de Global Gateway [initiative de l’Union européenne lancée en 2021 pour financer et soutenir de grands projets d’infrastructures dans le monde, Ndlr] s’est dit disposée à pouvoir mettre un peu de sa mise. Et donc, je crois que cette année 2026 va voir le corridor de Lobito bouger. »

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Le ministre pense déjà à la prochaine étape. Un projet additionnel de 530 kilomètres de voie pour connecter par le rail de Kolwezi à la frontière zambienne.

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