Tchad: le Festival international des cultures sahariennes entretient la tradition des courses de dromadaires

Huit kilomètres de course, près de 400 méharistes et leurs dromadaires, le tout à Amdjarass, dans le nord-est du Tchad et son soleil brulant. En ce deuxième jour, le Festival international des cultures sahariennes (Ficsa) a mis à l’honneur les bêtes et leurs éleveurs.

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Avec notre envoyée spéciale à Amdjarass, Nadia Ben Mahfoudh

À 40 ans, Sougou Dini Kalea est l’un des méharistes les plus titrés de la région. « J’ai gagné six courses consécutives », affirme celui qui monte des méharis, c’est-à-dire des dromadaires sahariens. « C’est mon travail , lance-t-il. Le dromadaire qui est là, il est important. Je ne le laisse pas manger aux arbres, je lui donne du mil. Je le nourris bien, je le fais bien boire, pour qu’il soit bien en forme pour les courses. »

« Nous devons préserver cet héritage populaire » 

Le jour de la course, la tribune placée à l’arrivée est remplie du gratin tchadien et international invité pour l’occasion, durant le Festival international des cultures sahariennes (Ficsa), à Amdjarass, dans le nord-est du Tchad. Le directeur général de la Fédération des courses de chameaux des Émirats arabes unis et co-organisateur de la course est présent. Abdallah Moubarak Almhiri souligne : « Le dromadaire représente un lien entre les peuples et nous, en tant qu’Arabes, nous devons préserver cet héritage populaire. »

Le vent souffle, la chaleur est écrasante et tous attendent l’arrivée des premiers méharistes. Sougou Dini Kalea, encore perché sur son dromadaire Mini, souffle : « La course n’était pas facile. Je visais la première place, mais finalement, c’est la cinquième position. Mais je suis heureux. Et l’essentiel, c’est que mon dromadaire a participé. » 

Le dossard numéro 5 est le grand vainqueur de la course. Il devrait toucher une enveloppe de près de 3 millions de francs CFA, environ 4 573 euros.

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Nadia Ben Mahfoudh

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