L'Algérie rompt sa convention bilatérale sur les services aériens avec les Émirats arabes unis

Première action concrète d’Alger à l’encontre d’Abu Dhabi, cette décision s’inscrit dans un contexte d’attaques à peine voilées formulées depuis plusieurs années par l’Algérie à l’encontre des Émirats arabes unis. En cause notamment : l’implication croissante du pays du Golfe dans des dossiers régionaux vue d’un mauvais oeil par les autorités algériennes.
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La crise couve entre Alger et Abu Dhabi. Première action concrète de sa part contre les Émirats arabes unis, l’Algérie vient d’acter la rupture de sa convention bilatérale sur les services aériens avec le pays du Golfe, un texte qui encadre le survol de leurs territoires respectifs, permet d’exonérer certains produits de restrictions à l’importation ou de droits de douane et qui, surtout, régit les vols entre les deux pays. En clair : la décision d’Alger signifie notamment l’arrêt des vols entre eux. Contrairement à la situation actuelle, les compagnies Air Algérie et Émirates ne pourront bientôt plus proposer des vols entre Alger et Dubaï, par exemple.
Si les autorités algériennes n’ont donné aucune explication à cette mesure, elle s’inscrit toutefois dans les attaques à peine voilées qu’Alger a multiplié à l’encontre des Émirats arabes unis ces dernières années, sans toutefois directement les nommer.
En cause : l’ingérence croissante d’Abu Dhabi dans divers dossiers comme la Libye, le Soudan ou le Sahel qui n’a cessé de provoquer rancoeur et colère à Alger où l’on accuse les Émirats d’alimenter l’instabilité régionale. En octobre dernier, le président algérien a ainsi dénoncé les agissements « d’un pays frère » sans nommément le désigner, mais il ne fait aucun doute qu’Abdelmadjid Tebboune avait bien les Émirats dans le collimateur.
Si les attaques restaient jusqu’à présent à fleuret moucheté, le ton semble donc être en train de monter d’un cran entre les deux pays.
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