Côte d’Ivoire: le Zion Kingdom Festival met en avant l'opération «Stop plastique»

À Abidjan, en Côte d’Ivoire, le Zion Kingdom Festival fait rimer reggae et écologie. Pour sa quatrième édition qui se tient, ce week-end, l’événement met l’accent sur la protection de l’environnement à travers l’initiative « Stop Plastique ». Sensibilisation, collecte et tri des déchets… festivaliers et bénévoles se sont mobilisés, samedi 7 février, pour nettoyer les berges de la lagune Ébrié, côté Blockhaus, dans le quartier de Cocody.

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Avec notre correspondant à Abidjan, Abdoul Aziz Diallo

Munis de gants, de râteaux, de pelles et de sacs-poubelle, des bénévoles descendent sur les berges pour une vaste opération de nettoyage. Ils débarrassent les abords de la lagune des déchets accumulés au fil du temps, principalement des plastiques qui asphyxient l’environnement.

Même la portion de la lagune longeant la paroisse du quartier Blockhaus n’a pas été épargnée par la pollution, constate le père Olivier Akoun : « C’est un constat amer. Tous ceux qui avaient accès à cet endroit participent à la pollution, en jetant des objets plastiques, juste après les repas. Les restes de la nourriture, des bouteilles d’eau et autres…  tout cela contribue à polluer l’environnement, ce qui n’est pas sain. »

Préserver la lagune Ébrié

Une fois collectés, les déchets sont triés en vue d’un éventuel recyclage. À travers l’initiative « Stop Plastique », les organisateurs entendent surtout interpeller les Abidjanais sur la nécessité de préserver la lagune Ébrié qui s’étend sur plus de 560 kilomètres carrés.

« Commençons ! C’est le message fort et puis, montrons que nous sommes capables de ramasser les déchets, de prendre soin de cette lagune, d’en profiter après, une fois qu’elle est propre, et de véhiculer ce message : qu’on arrête de prendre cette lagune pour une poubelle », déclare Johanna Okon, initiatrice du festival Abidjan Zion Kingdom.

Risques sanitaires

Ces déchets qui s’accumulent le long des berges représentent de sérieux risques sanitaires pour les populations riveraines, alerte l’environnementaliste Adama Tuo : « On a également la prolifération des bactéries pathogènes qui peuvent induire des maladies telles que le palu – par la prolifération des moustiques – le choléra, la fièvre typhoïde et d’autres pathologies liées à la dégradation de la qualité de l’eau. »

L’opération de nettoyage s’est poursuivie sur la lagune à travers une course de pirogues, remportée par l’équipe ayant collecté le plus de déchets.

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