Soudan du Sud: l'ONG Save the Children suspend à son tour ses activités dans l'est du pays

Après le Programme alimentaire mondial, Save the Children suspend à son tour depuis jeudi ses activités dans l’est du pays. L’ONG a annoncé la mise à l’arrêt provisoire de ses opérations et l’évacuation de ses 30 employés dans l’État de Jonglei après une série d’attaques contre ses installations, privant des centaines d’enfants et de familles d’un accès aux soins.

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L’ONG se dit donc contrainte de suspendre ses opérations. Save the Children déplore des bureaux incendiés, un centre de santé détruit et quatre voitures volées par des bandes armées.

Dans cette région, des centaines d’habitants fuient la zone et vivent dans des conditions de vie alarmantes, selon l’organisation qui décompte plus de 235 000 personnes déplacées en quatre semaines pour fuir les violences dans l’État de Jonglei. La région, la plus grande du pays, est le théâtre de combats violents qui opposent les forces gouvernementales à des groupes armés d’opposition et à des milices locales, dans un contexte d’insécurité généralisée. C’est aussi la zone la plus touchée par l’insécurité alimentaire.

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Cette annonce intervient peu après celle du Programme alimentaire mondial, qui a interrompu ses activités le 1er février dans l’État du Haut-Nil, plus au nord, après l’attaque et le pillage d’un convoi fluvial. Dans l’État de Jonglei, l’agence onusienne dit ne pas pouvoir acheminer 12 000 tonnes de nourriture à cause des restrictions d’accès du gouvernement.

Dans la même région, l’ONG Médecins Sans Frontières a aussi dû évacuer ses équipes et interrompre les soins dans plusieurs localités, après le bombardement d’un hôpital et le pillage d’un centre de santé.

Les trois ONG appellent toutes les parties au conflit à cesser immédiatement les attaques contre l’aide humanitaire et à protéger les civils.

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