Niger: après l'attaque de l'aéroport de Niamey, quelle présence sécuritaire russe dans le pays?

Le ministère russe des Afaires étrangères a condamné l’attaque qui a visé l’aéroport international de Niamey, au Niger, le 28 janvier 2026, revendiquée par le groupe État islamique au Sahel. Dans un communiqué publié lundi 2 février, dans la soirée, le ministère russe des Affaires étrangères affirme que « l’assaut a été repoussé grâce aux efforts communs d’Africa Corps et des forces armées nigériennes ». L’Africa Corps est l’unité du ministère russe de la Défense qui a pris le relais du groupe paramilitaire Wagner.

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Au lendemain de l’attaque de l’aéroport de Niamey, le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani, avait déjà remercié les « partenaires russes ». Un acteur de la société civile nigérienne souligne l’opacité qui entoure la présence d’éléments russes au Niger. Combien sont-ils ? Où sont-ils basés ? Sur leurs effectifs, il n’y a pas d’éléments précis.

On sait désormais que la base aérienne 101 accueille des éléments russes, que le général Tiani a félicités d’avoir « défendu leur secteur de sécurité » pendant l’attaque de la semaine dernière.

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Renseignement, écoutes, maintenance de matériel russe

Plusieurs observateurs relèvent que les soldats russes n’accompagnent pas les unités nigériennes sur le terrain, comme ils le font par exemple au Mali, mais sont présents pour des opérations de maintenance du matériel acheté à la Russie, et de formation des militaires nigériens. Certains sont également actifs dans le renseignement et les écoutes, notamment aupres de la DGDSE, la sécurité extérieure nigérienne.

Signe du rapprochement entre les deux pays depuis le coup d’État au Niger, un nouvel ambassadeur de Russie est officiellement entré en fonction le mois dernier. L’ambassadeur russe pour le Niger était auparavant basé au Mali. Dans la société civile, le même acteur s’interroge sur le cout de la présence russe au Niger. Il insiste sur la nécessité d’une transparence dans la gestion des ressources.

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