Libye: des membres du clan Haftar à Islamabad pour consolider un partenariat militaire avec le Pakistan

Le maréchal Khalifa Haftar, chef de l’Armée nationale libyenne (ANL), et son fils Saddam Haftar, numéro deux de la hiérarchie militaire, effectuent depuis lundi 2 février une visite officielle stratégique à Islamabad. Un déplacement qui vient enraciner le partenariat militaire entre Benghazi et Islamabad.

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Accompagnés de Mohamad Hamad, Premier ministre du gouvernement de l’Est reconnu par le Parlement libyen, les responsables libyens multiplient les rencontres avec les autorités pakistanaises. Cette visite intervient quelques mois après la signature, en septembre dernier, d’un accord militaire de 4 milliards de dollars (plus de 3 milliards d’euros) pour le compte de la Libye.

Islamabad et Benghazi sont déjà liés par un accord de défense commun, que cette visite vient consolider. Les deux parties scellent ainsi un partenariat à long terme. Ce rapprochement n’est pas nouveau. Il s’inscrit dans une série de va-et-vient diplomatiques et militaires engagés depuis l’été dernier entre Benghazi et Islamabad. Le clan Haftar se rapproche davantage du Pakistan, pays qui ambitionne de jouer un rôle de plus en plus important dans la région.

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Le Pakistan, acteur géostratégique

Puissance nucléaire, le Pakistan a su devenir un partenaire militaire et technologique de confiance. Sur le plan géostratégique, le pays se positionne face à d’autres forces régionales comme la Turquie et l’Iran ainsi qu’Israël, qui cherche également à étendre son influence dans la région à travers les accords d’Abraham.

Islamabad entretient par ailleurs des accords de défense similaires avec l’Arabie saoudite et des relations étroites avec l’Égypte, deux pays alliés du Maréchal Haftar. 

Diversifier les alliances et les sources d’armement

Avec ce partenariat, le Pakistan renforce la position de Khalifa Haftar. Le pays aura son mot à dire dans la réunification de l’armée libyenne, dont les discussions sont en cours sous l’égide des Américains. 

Pour Khalifa Haftar, le Pakistan représente un partenaire fort et indépendant. Islamabad pourrait le doter de satellites et d’armes de haute technologie, comme les avions JF-17 Thunder.

De nouveaux moyens pour relever les défis à la frontière dans le sud libyen et « renforcer ses capacités militaire et sécuritaire pour l’intérêt de deux parties », affirme l’armée nationale libyenne.

Il permet également à l’ANL de diversifier ses sources d’approvisionnement militaire, réduisant ainsi sa dépendance vis-à-vis de certaines puissances internationales, notamment la Russie.

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