La RDC et les Émirats arabes unis ont signé un accord économique global à Abou Dhabi

Le président congolais Félix Tshisekedi est en déplacement à l’étranger cette semaine. Notamment attendu aux États-Unis, il s’est auparavant rendu à Abou Dhabi, dimanche 1er et lundi 2 février, pour assister à la signature d’un accord économique global présenté comme « historique » par la présidence congolaise.

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Avec notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi

La cérémonie de signature de l’accord économique global entre la RDC et les Émirats arabes unis qui porte sur plus de 6 000 produits s’est déroulée au palais présidentiel d’Abou Dhabi à la suite d’un entretien en tête-à-tête entre les deux chefs d’État, Félix Tshisekedi et Mohammed ben Zayed Al Nahyane, a fait savoir la porte-parole de la présidence congolaise, Tina Salama.  Cette dernière a également révélé que les deux pays avaient profité de l’occasion pour parapher trois protocoles d’entente sur les mines, les transports et la diplomatie.

Long de plus de 100 pages, l’accord économique en question couvre de nombreux secteurs. Qualifié d’« accord d’envergure » par un proche de la présidence congolaise, il est le résultat de deux années de négociations.

Il y a quelques jours, le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, avait annoncé cette rencontre en avant-première, affirmant que des contrats portant notamment sur l’or seraient prochainement signés. Une façon, selon lui, de réduire la capacité de nuisance du Rwanda dans l’est du pays…

L’or congolais au centre de cet accord

Pour ce membre du gouvernement qui a officiellement signé le document, la guerre à l’Est n’est pas seulement une lutte armée : elle est aussi une bataille pour la souveraineté économique de la RDC.

Kinshasa estime en effet que les Émirats arabes unis sont l’une des destinations finales de l’or congolais qui transite par le Rwanda. L’un des objectifs de cet accord est donc de casser cette dynamique.

À la suite de cette étape dans le golfe Persique, la délégation congolaise a pris la direction de Washington, aux États-Unis, où elle est attendue mardi 3 février. Sur place, celle-ci va participer à deux rendez-vous : à un sommet ministériel sur les minerais critique d’abord, mercredi 4 février, puis au 79e National Prayer Breakfast, jeudi 5 février, un événement organisé chaque année pour promouvoir la prière et la réflexion. Côté américain, le président et plusieurs parlementaires ainsi que diverses personnalités seront présentes, tandis que côté congolais, l’opposant Martin Fayulu sera là lui aussi. 

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