Afrique: L'Ombre d'Obasanjo plane sur le débat de la succession du continent

Alors que les questions de longévité et de succession politique agitent plusieurs pays africains, le parcours de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo sert de nouveau point de référence. Son succès retentissant dans l’agrobusiness après son mandat offre un modèle de reconversion économique qui contraste vivement avec la crainte de la retraite exprimée par d’autres figures au pouvoir.

Un contre-modèle de leadership post-présidentiel

Obasanjo, qui a volontairement quitté le pouvoir en 2007, a bâti un empire agro-industriel. Son groupe, présent sur toute la chaîne de valeur, valorise près de 30 000 hectares et génère un chiffre d’affaires annuel estimé à plus de 50 milliards de FCFA.

Cette réussite pose une question fondamentale sur la finalité du leadership politique : un dirigeant doit-il être défini uniquement par son titre, ou par sa capacité à générer une prospérité durable, même après l’exercice du pouvoir ?


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Le miroir tendu aux longévités politiques

La réussite post-mandat d’Obasanjo est souvent citée en contrepoint implicite des longévités au pouvoir observées ailleurs, comme celle de Paul Biya au Cameroun. Le débat dépasse la personne pour interroger un système politique plus large.

La difficulté de la transition politique dans certains États africains est parfois attribuée à la peur d’un avenir incertain après la présidence, là où Obasanjo démontre qu’une vie influente et prospère est possible hors du palais.

La question de l’héritage au-delà du pouvoir

Ce contraste alimente une réflexion continentale sur la nature du service public et la conception de l’héritage. Le modèle Obasanjo suggère que l’impact d’un leader peut se mesurer à sa capacité à créer des emplois et à développer l’économie après son mandat, un argument qui résonne fortement auprès des jeunes générations en quête de développement tangible. La vraie question n’est-elle pas de savoir quel genre de leader l’Afrique souhaite pour son futur : ceux qui s’accrochent au titre, ou ceux qui bâtissent pour après ?

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