Le Mali s'accorde avec la Guinée pour développer une voie alternative au transit de ses marchandises

À l’issue du dernier Conseil des ministres, mercredi 28 janvier, le Mali a annoncé une série de mesures visant à sécuriser un nouvel axe de transit de ses marchandises par la Guinée. L’objectif : réduire sa dépendance aux corridors traditionnels que sont Dakar et Abidjan. Des accords de coopération de transports et de transits routiers et maritimes ont été signés entre le Mali et la Guinée.

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Bamako obtient, dans ce cadre, des espaces portuaires ainsi que des facilités de traitement de ses marchandises au port de Conakry. Le Mali cède, lui, gracieusement 10 hectares à Conakry, à proximité de la route Kouremalé-Bamako, pour y construire des infrastructures logistiques et des espaces d’entreposage.

Ces dernières années, les exportations maliennes via la Guinée ont fortement augmenté, passant de 299 tonnes en 2022 à 7 624 tonnes en 2023. Les dernières statistiques disponibles, du 1er semestre 2024, confirmaient cette tendance à la hausse. Cependant, c’est une goutte d’eau face aux près de 2,5 millions de tonnes déchargées en 2025 à Dakar, au Sénégal, et de 835 216 tonnes – en forte hausse avec plus de 24,3% – déchargées à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Si la volonté politique de développer un autre corridor est claire, celle-ci s’est imposée à Bamako, à la suite notamment des sanctions de la Cédéao, en 2022, qui l’avait handicapé dans son approvisionnement. Cependant, concrètement, la voie vers Conakry reste dépendante de divers facteurs tels que la compétitivité des coûts au port, la qualité du réseau routier ou encore la sécurité.

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