Sénégal-Maroc : pourquoi Saibari et Hakimi sont suspendus à cause de la serviette

L’affaire de la serviette, devenue l’un des symboles les plus polémiques et les plus commentés de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc, a logiquement trouvé une traduction disciplinaire. Achraf Hakimi et Ismaël Saibari ont été sanctionnés par la Confédération africaine de football (CAF) pour « comportement antisportif ». Une décision qui continue de faire débat au Maroc, mais que les images permettent aussi de mieux comprendre.

Ce jeudi, le jury disciplinaire de la CAF a suspendu Achraf Hakimi, pour 2 matchs CAF dont 1 avec sursis, et Ismaël Saibari, pour 3 matchs CAF tout en lui infligeant 100 000 dollars d’amende. Quels sont les faits exacts qui sont reprochés aux deux Marocains ?

Les images qui ont pesé lourd

En revoyant attentivement les vidéos de la prolongation de la finale de la CAN, le rôle d’Ismaël Saibari apparaît central. À plusieurs reprises, le milieu marocain sprinte vers Yehvann Diouf, le gardien remplaçant du Sénégal, avec un objectif clair : empêcher la serviette destinée à Édouard Mendy d’arriver à son destinataire. On le voit harceler Diouf, le gêner physiquement, puis stationner devant lui de manière presque lunaire, tentant d’intercepter le tissu à chaque mouvement.

Ce comportement, perçu comme un acte flagrant d’antijeu, a été retenu par la CAF. Il ne s’agit pas d’un simple excès de tension, mais bien d’une volonté assumée d’influencer le déroulement de la rencontre par des moyens extra-sportifs.

Le geste d’Achraf Hakimi

Du côté d’Achraf Hakimi, les images montrent un geste plus bref mais tout aussi explicite. Le capitaine marocain est clairement filmé en train de s’emparer puis de jeter la serviette d’Édouard Mendy derrière les panneaux publicitaires, visiblement à la demande des supporters, contribuant à priver le gardien sénégalais de cet accessoire.

Là encore, l’intention est limpide : gagner du temps, perturber l’adversaire, casser le rythme. Un comportement contraire à l’esprit du jeu, et à l’image du joueur, qui a valu au latéral du PSG cette suspension.

Un antijeu partagé, une polémique assumée

Si de nombreux supporters marocains dénoncent la sévérité des sanctions, force est de constater que les Lions de l’Atlas ne sont pas irréprochables sur cette finale. L’antijeu n’a pas été l’apanage d’un seul camp, et l’épisode de la serviette, qui a aussi valu 100 00 dollars d’amende au Maroc en raison du comportement des ramasseurs de balle, en est l’illustration parfaite.

Ironie de l’histoire, au vu de ces images, le Maroc peut presque se réjouir d’avoir remporté le prix du fair-play de la compétition. Cette finale, tendue et chaotique, restera comme la plus controversée de l’histoire récente de la CAN.


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