Ile Maurice: Cyclisme – Prestation mitigée de la sélection mauricienne et des enseignements à tirer…

La sélection mauricienne a connu une première sortie internationale difficile. Lors du Pune Grand Tour en Inde (19-23 janvier), seulement deux coureurs sur les six engagés, soit Jeremy Raboude et Hanson Matombé, ont complété la course. Certes, le niveau était relevé et nos représentants ont joué de malchance, mais le bilan reste très mitigé.
L’entraîneur national, Vincent Graczyk, de son côté, reconnaît que le bilan est «un peu mitigé» mais préfère voir le positif.
«Il y a eu les coups de pas de chance suite aux crevaisons (Ndlr : Jeremy Marot et Toréa Célestin n’ont pas été dépannés suite à des crevaisons et ont dû abandonner lors des 2e et 3e étapes vu qu’il n’y avait pas de voitures neutres), les petits symptômes de Lucas (Froget) qui s’est fait surprendre par cet air un peu malsain, et a dû abandonner et le hors-délais de Noah (Ong Tone) suite à sa chute du premier jour (dans un virage lors du prologue). On espérait au moins arriver tous ensemble et tenter des choses collectivement», dit-il.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
«On savait que peser sur la course et prétendre au classement général allait sûrement être difficile mais les aléas ont fait que l’on n’a pas pu faire ce que l’on voulait», ajoute le technicien français. Pour notre interlocuteur, cela donne «une idée des progrès à accomplir pour la suite, notamment techniquement.» «Physiquement, on avait notre place. On a été dans la moyenne et même au-dessus de la moyenne car quand il y avait une difficulté, Hanson (Matombé), Toréa (Célestin) et Lucas (Froget) étaient présents dans les quarante premiers lors de la première étape par exemple. Il y a des choses qui sont rassurantes.»
« Bon apprentissage et belle aventure »
Vincent Graczyk ajoute que ce Pune Grand Tour lui a permis de jauger la marge de progression de ses troupes. «C’était un bon apprentissage et une belle aventure pour continuer vers la dynamique que l’on veut instaurer pour la fédération. Ça nous montre le chemin pour être encore plus compétitifs», fait-il encore ressortir.
Le président de la Fédération mauricienne de cyclisme (FMC), Michel Mayer, partage à peu près le même constat. «A part Hanson (Matombé), les autres coureurs sont des jeunes. Je ne m’attendais pas à mieux car ils sont en apprentissage. Ils ont eu un peu de malchance aussi. Ils ont eu une bonne expérience et ont vu comment se déroule une course internationale et ont été mis en face de la réalité. Je dois aussi reconnaître que je ne m’attendais pas à ce que le niveau soit aussi relevé. Je suis content de leur performance mais cela dit, ils doivent réaliser qu’il y a du travail à faire pour atteindre ce niveau», résume-t-il.
La prochaine sortie de la sélection nationale devrait être le Tour d’Algérie UCI 2.2 prévu du 17 au 26 avril mais ce n’est pas encore confirmé. «On doit en parler avec Vincent (Graczyk) et faire le point. C’est une longue course, elle dure dix jours. Il faut que l’on soit costaud. Vincent dira ce qu’il en pense», conclut Michel Mayer.
Alexandre Mayer 25e au classement général final : «Dans l’ensemble je suis satisfait»
Alexandre Mayer a connu un début de Tour difficile avant de retrouver de meilleures sensations. Il termine à une bonne 25e place au général final.
Alexandre Mayer s’est bien tiré d’affaire lors du Pune Grand Tour. Aligné au sein de l’équipe Burgos Burpellet BH, le champion de Maurice du contre-la-montre individuel, a terminé à une très honorable 25e place au classement général final, à 6 minutes et 42 secondes du vainqueur néozélandais Luke Mudgway. Et ce, alors qu’il a dû se mettre au service de ses leaders.
«Pour une première édition, c’est une course exceptionnelle. L’organisation était incroyable. Je pense que beaucoup d’argent à été mis en jeu et c’est vraiment très professionnel. Surtout pour une nation qui n’a pas vraiment organisé de courses de vélo dans le passé», a confié Alexandre par rapport à l’organisation. Parlant de sa forme, il dira : «Je ne me sentais pas très bien sur le prologue et la première étape. Ensuite, je me suis senti bien mieux dans les étapes difficiles et j’ai pu aider mes leaders. J’étais à chaque fois dans le groupe de tête. On s’est retrouvé plusieurs fois à 20 ou 25 devant et j’étais présent. C’est bon signe. Dans l’ensemble, je suis satisfait. Malheureusement, on n’a pas obtenu le maillot jaune que l’on recherchait, mais au moins on aura tout essayé.»




